Un film en un plan: Rats – Night of Terror

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En 2015, dans un monde post-nucléo-apocalyptique (et oui) un groupe de survivants trouve refuge dans un village désert. A leur grande surprise, l’endroit est pourvu de nourriture encore consommable, d’installations scientifiques très évoluées : un purificateur d’eau, ainsi que beaucoup d’éléments de la flore de l’Ancien Monde recréés sous serre, y compris quelques  fruits et  légumes. Ah oui, et il y a également quelques rats aux yeux fluorescents par-ci par- là..

RATS

Autant l’avouer, beaucoup, beaucoup d’efforts sont ici déployés pour nous faire croire que les dits-animaux sont une menace crédible. Il sera tout autant difficile d’essayer de nous faire avaler qu’aucun n’aura été maltraité durant le tournage tant il est visible qu’ils sont littéralement versés par seaux entiers sur la tête des comédiens, ou bien encore littéralement propulsés hors-champ au visage de ceux-ci. Malgré un scénario tenant sur un ticket de métro, on notera les efforts du casting à essayer de donner un peu de densité aux moments de terreur et autres divers retournements de situations. Certains sont assez justes, et surtout font de leur mieux avec ce qu’ils ont (la scène où le leader essaie d’éloigner quelques rats éparpillés sur le sol à l’aide d’une torche enflammée mérite toute la reconnaissance du monde)  d’autres sont complètement à côté de la plaque (les scream-queens débutantes qui patatent en roue libre comme des divas) mais au moins tout le monde y met du sien !  Y compris le réal qui se démène dans tous les sens en variant autant que faire se peut sa recherche de cadre et d’ échelle de plan (une bonne copie permettra  de remarquer toutefois le soin apporté aux éclairages). Soulignons également que même si le métrage lorgne ostensiblement du côté des chaussettes  de John Carpenter ( le groupe semble absolument issu de la faune décadente que l’on pourrait croiser dans Escape from New-York, de 4 ans son aîné, et la bande-son s’inspire grandement des ambiances au synthétiseur du Maître) le fait est que cela contribue un peu à considérer l’ensemble comme un autre fragment issu du même univers, ce qui au final n’est pas si désagréable.

 

                                                                                                           Nonobstant2000

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