Chips-Movie: Satan’s Cheerleaders

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Satan’ s Cheerleaders

De Greydon Clark

Avec John Ireland, Yvonne de Carlo, Jack Kruschen, Jacqueline Cole, Kerry Sherman, Hillary Horan, Alisa Powell, Sherry Marks, John Carradine et Sidney Chaplin

États-Unis – 1977 – 1h30

Rating: ★★★☆☆

satan' cheerleaders

 

Sur la plage de je sais pas où, l’équipe locale de majorettes répètent leur chorégraphie jusqu’à ce que l’équipe des gosses de riches ne viennent leur disputer le morceau de plage – conflit titanesque qui se résoudra en un chicken fight (aka shoulder wars, enfin bref le truc où tu portes ta copine sur les épaules, l’autre aussi et elles se tirent les cheveux) apocalyptique au détriment des gosses de riches. Ceux-ci décident de ne pas en rester là et accrochent plein de bandelettes de PQ autour du stade, ce qui Dieu Merci Satan déclenchera une bataille de bombes à eau et dégénérera en partie t-shirt mouillés. Victorieuses encore une fois, les pom-poms décideront alors de façon tout à fait cohérente d’aller prendre une douche, sans savoir que le concierge qui les mate est en réalité un adepte d’un culte sataniste opérant ici incognito… En route pour le grand-match de je sais pas où non plus, celui-ci les kidnappe en brandissant son pentacle afin de les faire participer au Grand Rituel plutôt qu’au match, surtout la petite blonde aux yeux bleus, tout vil et concupiscent qu’il est ce fourbe…

Bienvenue dans le stupre et la luxure avec ce pom-pomxploitation tout droit sorti des années 70, sympathique pour plein de raisons, notamment le fait qu’il ne dispose que de deux titres en guise de bande-originale, un pour ouvrir et fermer, ce qui fait que vous passez la moitié du métrage à écouter le délicieusement disco «  Who you gonna love tonight ? » de Sonoma ; mais ça fonctionne – magie du 7e art. L’autre partie sera le moment de la plongée dans l’occulte donc c’est un peu plus sérieux-sérieux et nous aurons donc droit à la minute « surimpression-psyché-parce-que-là-c’est-occulte » par-ci par-là ainsi qu’ à une succession de cliffhangers tous plus saisissants les uns que les autres. Essayant en effet d’échapper au concierge lubrique, les pom-poms se rendent compte qu’elles sont tombées de Charybde en Scylla (bon, ça au moins je sais où c’est) en demandant l’aide du shérif local, qui n’est autre que le Grand-Prêtre – d’ailleurs tout le monde dans cette communauté est sataniste, un peu comme dans le Hot Fuzz d’ Edgard Wright.

Gardons-nous bien d’être médisants concernant cette petite drive-in comedy sympathique où le casting s’implique avec le même aplomb autant dans le registre teen-movie que dans celui du surnaturel ; et puisque tout arrive alors recueillons-nous un instant devant le moment de grâce -la scène finale, de nuit, avec un stade rempli de figurants (ce qui est un peu dommage pour ce qui précède, n’étant pas toujours très crédible pour cause de manque d’effectif) et une liberté de mouvements de caméra qui elle aussi à fait cruellement défaut tout du long. La lumière est sublime, l’espace d’un instant on se croirait dans Planet Terror. Ce final ne doit pas durer plus de cinqs minutes et on pleure à genoux devant le sacrilège comme quoi tout le film n’a pas été réalisé comme ça, c’est pourquoi il faut que Robert Rodriguez ou Eli Roth en fassent absolument un remake.

Le Monde a besoin des Majorettes de Satan.

                                                                                                                               Nonobstant2000

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