Critique : Jurassic World

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Jurassic World

De Colin Trevorrow

Avec Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Vicent D’Onofrio et Ty Simpkins

Etats-Unis/Chine – 2015 – 2h04

Rating: ★★★★☆

JURASSIC WORLD

14 ans après le nanard Jurassic Park 3 (voir cette scène fabuleuse), la saga aux dinosaures refait surface en tant que remake du premier film et véritable suite.

Les expériences de Jon Hammond ont finalement données lieu à l’ouverture du parc, même si les entrées s’amenuisent de jour en jour. Et pour cause, les visiteurs s’étant habitués au vénérable T-Rex et autres Vélociraptors, les reptiles n’intéressent plus grand monde. Jurassic World n’étant que le reflet de l’industrie cinématographique, on aura donc vite fait de piger ou veut en venir le réalisateur Colin Trevorrow. Les visiteurs/spectateurs demandant sans cesse plus spectaculaire, le directeur du parc se voit obligé de créer une espèce mutante, malgré sa volonté de poursuivre avec respect le travail de Hammond/Spielberg. Sa manager/productrice ne voyant que l’intérêt financier du parc au point de ne pas s’occuper de ses neveux venu lui rendre visite, la catastrophe ne pouvait qu’arriver.

Et donc la création de l’Indominus Rex, femelle hybride qui va s’échapper et foutre le boxon sur l’île d’Isla Nublar. Une bestiole assez formidable et dont les caractéristiques issues d’autres animaux ne sont révélées qu’au fil du film. Trevorrow en profite donc pour nous balancer des références jubilatoires à Aliens et Predator, avant que l’action hero du film prenne les choses en main (Chris Pratt, toujours impeccable). Ce dernier tente d’apprivoiser des Raptors dans une relation de respect mutuel, et les petites bêtes pourraient bien l’aider à trouver l’Indominus Rex.

Prod Amblin pur jus, Jurassic World l’est assurément tant il donne dans l’aventure à l’ancienne sans pour autant réserver le film aux bambins. Le bodycount est d’ailleurs assez élevé, ce qui est toujours appréciable. Surtout, la ou le réalisateur marque des points se situe dans ce lien de nostalgie sans cesse entretenu entre Jurassic Park et son film, jusqu’à ce que les protagonistes trouve la solution au Indominus Rex dans un vestige auquel on ne croyait plus (le film est aussi bourré de références, et l’on retrouve même ce bon vieux docteur Henry Wu).

On pourrait reprocher à Trevorrow d’être parfois un peu chiche en action (les deux groupes de Marines auraient mérités un peu plus de temps à l’écran), mais c’est sans compter nombre de péripéties et surtout la volonté de placer ses personnages avant tout autre chose. Et bien que l’on regrette la disparition des animatroniques au profit des CGI (Le travail est tout de même à saluer) et des personnages comme celui de Sam Neil, ce nouvel épisode se place bien au dessus de Jurassic Park 2 et 3, et est même peut-être aussi bon que le premier, mais seul le temps et plusieurs visions seront nécessaires avant d’émettre ce jugement. En attendant on ne pouvait clairement pas attendre mieux, surtout de la part du premier film de son réalisateur.

Evilhost

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.