Critique: A la poursuite de demain – Tomorrowland

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Tomorrowland

de Brad Bird

Avec George Clooney, Hugh Laurie, Britt Robertson, Judy Greer, Raffey Cassidy

Etats-Unis – 2015 – 2h10

Rating: ★★★★☆

A LA POURSUITE DE DEMAIN PHOTO3

Pour son deuxième film live après le très bon Mission Impossible Protocole Fantôme, Brad Bird s’attaque à une histoire de SF très grand public. Tout du moins en apparence, la densité du récit et la richesse des thématiques en faisant un spectacle dont on ne sait pas à qui il s’adresse, mais on y reviendra.

Casey est une jeune fille qui ne rêve que des étoiles et du futur. Tout les soirs, elle trafiquent les machines d’une base de la NASA ou son père travail, afin qu’elle ne soit pas démantelée. Après avoir passé quelques heures dans un commissariat, elle découvre dans les affaires qu’on lui a rendue un pin’s, et a son contact voit le futur dont elle a toujours rêvée. Cherchant les origines de la broche, elle tombera sur Frank, un scientifique qui pourrait l’emmener dans ce monde idyllique.

« L’optimisme », c’est le mot qui semble voir motivé Brad Bird pour réaliser les 2h10 de ce Tomorrowland. Déjà, parce que le futur du film est l’antithèse de tout ce qu’on peut voir ses dernières années, de Hunger Games à Interstellar, la dystopie laissant place à une ville sublime tout droit sortie d’un livre des années 50 ou du formidable Rocketeer (Oui, je dis ça parce qu’il y a des Jetpacks et j’aime bien les Jetpacks). La deuxième raison concerne les motivations des héros et les thèmes actuels abordés et qui ne peuvent que faire réfléchir. Là où l’avenir du monde est plus qu’incertain, que ce soit d’un point de vue écologique ou technologique (La menace de la bombe nucléaire est loin de n’être encore qu’un vieux souvenir), Brad Bird nous répond que l’humanité peut changer, qu’elle doit changer. Cela ne viendra pas des politiciens et des hommes de pouvoirs, mais du peuple, ceux qui ont encore des rêves, des idées, et qui croient encore qu’un avenir radieux est possible.

Bien sûr, entre deux théories scientifique complexes et passionnantes, Tomorrowland est aussi visuellement effarant, bourré d’idées jusqu’à la gueule, comme cet assaut par des robots sur la maison de Frank, ou ce plan séquence sensationnel intervenant pendant les premiers pas de Casey dans le monde du futur. Un spectacle qui n’abuse jamais d’une pyrotechnie outrancière, renouant alors avec quelque chose de plus old school et steampunk, ou par exemple, la Tour Eiffel devient une rampe de lancement inventée par Tessla et ses confrères !

Voilà, maintenant pour qui est ce film ? C’est une question à laquelle j’ai encore beaucoup mal à répondre, même si cela peut paraître évident à la vue des différents trailers. Les gosses y trouveront un blockbuster merveilleux sans en saisir tout les enjeux, le grand public y verra un film de Disney ou on parle de truc scientifique mais ou c’est jolie quand même, et l’amateur de SF sera aux anges devant tant de références et de richesse pour un film de Mickey, tout en ayant cure de certains passages très copyrighté « Je suis un film pour toute la famille ! ».

Dans tout les cas, et à l’heure ou le Cinéma ne voit dans le futur que guerre et fin du monde, A la Poursuite de Demain fait sacrément du bien ! Une alternative lumineuse au monstrueux et historique Fury Road.

Evilhost

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.