Critique: Lost River

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Rating: 4.0/5 (1 vote cast)

 
 
Lost River

de Ryan Gosling

Avec Christina Hendricks, Iain De Caestecker, Matt Smith, Saoirse Ronan, Eva Mendes

Etats-Unis – 2014 – 1h35

Rating: ★★★★☆

Lost River

Dans une banlieue de Détroit désertée, Billy élève seule ces deux garçons. Pour garder leur maison, elle accepte un job très particulier que lui propose son banquier, Dave, tandis que son fils aîné Bones et sa voisine Rat essaye de lever une malédiction pesant sur les lieux. Ils seront sans cesse poursuivi par Bully, un psychopathe s’étant autoproclamé maître des ruines de la ville.

L’acteur fétiche de Nicolas Winding Refn semble avoir retenue des leçons des films de son ami réalisateur. Tout deux partagent apparemment le goût pour les univers fantasmagoriques, irréels, et faussement hermétiques. Mais Gosling n’est ni Refn, ni Lynch ou Argento, et il le sait. Il s’approprie donc ces références et les mélangent à ses souvenirs d’enfance, ou plus généralement à l’univers qu’un enfant se crée au grès des histoires qu’il entend et de sa perception, pas encore tronquée par le monde des adultes.

Post-apo le jour et illuminé de mille feux la nuit, le Détroit de Gosling est un purgatoire d’où l’on peut s’échapper si l’on arrive à vaincre ses monstres. Techniquement sublime, le fond rattrape bien vite la forme dans des moments de grâce et de poésie qui rappel le Cinéma des Frères Quay. Et puis Gosling prouve par la même occasion qu’il est aussi un très bon directeur d’acteurs. Matt Smith est absolument dément en taré sorti de The Lost, Iain de Caestecker et Saoirse Ronan sont d’une fragilité et d’une innocence qu’on oserait toucher de peur de les casser comme du cristal. On trouve même Barbara Steele, qui semble jouer son propre rôle. Muette et maquillée comme dans un film de la Hammer, elle ne fait que regarder des films où son défunt mari apparaît, en attendant la mort.

Lost River est tellement beau que j’en étais sur le cul après la séance. Une sorte de rêve que j’aurais pu faire étant gosse, ou le Loup n’est jamais loin et les adultes monstrueux sont tapis dans l’ombre, prêt à me déchiqueter.

Merci Ryan Gosling pour ce film, vraiment merci

Evilhost

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.