Critique: Avengers – L’Ere d’Ultron

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Avengers : Age of Ultron

De Joss Whedon

Avec Robert Downey Jr., Chris Hemsworth, Mark Ruffalo, Chris Evans, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, James Spader, Samuel L. Jackson, Don Cheadle, Aaron Taylor-Johnson et Elizabeth Olsen

Etats-Unis – 2015 – 2h21

Rating: ★★☆☆☆

 

AGE OF ULTRON

Après avoir détruit HYDRA et en possession du bâton de Loki, Tony Stark décide d’utiliser sa puissance pour créer une nouvelle intelligence artificielle, Ultron. Cette dernière aurait pour but de protéger la terre d’une nouvelle invasion alien, mais autonome et douée de raison, elle décide que la Terre ne peut être sauvée qu’en détruisant l’humanité.

Avec Avengers et Le Soldat de l’Hiver, Marvel semblait avoir trouvé des artistes intéressés par le comic book movie, et connaissant leur sujet. Cela aura été de courte durée, tant Whedon semble avoir totalement lâché l’affaire avec l’Ere d’Ultron. Il balaye dès l’introduction toute ce que les frères Russo avaient mis en place dans le précédent film, de l’organisation HYDRA à la love story naissante entre Captain America et Black Widow (remplacée par Banner dans une histoire sortie d’on ne sait où), tandis que Nick Fury reprend sa place au SHIELD comme si de rien n’était. L’intrigue de ce nouveau film Marvel est de toute façon la simplement pour introduire le personnage de Vision (qui est aussi présent que le figurant à gauche de la scène 34) et le futur arc de Infinity Gauntlet.

De là à dire que le spectacle attendu n’est en fait que de la poudre aux yeux, il n’y a qu’un pas que l’on franchit sans objection. Ultron, robot invincible extrêmement bien vendu par le marketing (comme souvent), est ainsi sacrifié pour n’être au final qu’un ennemi de pacotille dont la caractérisation passionnante est oubliée au milieu du film. Le travail de James Spader était pourtant remarquable, apportant l’humanité nécessaire à cette machine ayant la mentalité d’un enfant. Le même sort est réservé au jumeaux Maximoff, dont le nouveaux background miteux en fera hurler plus d’un. Disney ne possédant pas les droits des X-Men, Quicksilver et Scarlet Witch ne sont donc plus les enfants de Magneto, mais des orphelins de guerre ayant une dent contre Tony Stark. Oui, c’est tout. N’attendez pas un développement plus poussé, ce n’est pas le cas. De tous les héros de ce film choral, c’est pourtant Elisabeth Olsen qui s’en sort le mieux, bien qu’elle soit comme toujours complètement sous exploitée.

Quid de l’action ? L’affiche représentant les Avengers contre une armée de robot annonçait un climax démentiel, point d’orgue du métrage. Eh bien vous pouvez arrêter de baver, car l’action ne dépasse jamais les 30 ou 40 secondes, entrecoupée de blagues bien reloues (tout le temps) et de blabla sur l’avenir du monde et son évolution. Ce ne sera pas dans l’Ere d’Ultron qu’on la verra de toute façon.

Oui, il y a bien quelques plans iconiques de-ci de-là, noyés dans 2h20 et une photo dégueulasse, mais le mojo de Whedon est bel et bien partis en vacance. On retrouve sa trace une fois cependant, à travers Hawkeye, qui a ici une raison d’exister dans la franchise.

Mais comme pour achever le spectateur larmoyant devant le lynchage dont sont victimes ses héros, la scène post générique est la même que celle de Avengers. Rien ne change et le fait que Marvel tourne de plus en plus en rond commence à devenir inquiétant. Nous verrons bien si les frères Russo s’en sortent mieux par la suite. En attendant, je vous conseille plutôt la série Daredevil de Netflix, un très bon moment de tv super-héroïque qui coûte une place de ciné.

Evilhost

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Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.