Un film en un plan: Beyond the Valley of the Dolls

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USA, début des années 70 , le groupe The Kelly Affair roule vers Los Angeles et la gloire. Une riche tante éloignée de Kelly McNamara, leader du groupe, promet de leur faire bénéficier de tous ses contacts et de les propulser sur le devant de la scène. Et c’est effectivement ce qui se produira, mais les coulisses des spotlights entament sérieusement la dynamique soudée des quatre amis. Kelly tombe dans les filets d’un gigolo opportuniste, son petit ami manager doit repousser les assauts d’une plantureuse star du porno, et se sentant délaissé il se jettera du haut d’une rampe d’éclairage, perdant l’usage de ses jambes. Tout n’est pas rose pour les autres membres non plus, l’une vivant une relation bucolique avec un étudiant en droit se retrouve harcelée par un boxeur gravitant dans les backstage du show-bussiness, et une autre, d’abord accidentellement tombée enceinte et contrainte à l’avortement, connaîtra un sort tragique au cours de l’une des soirées très privées d’un producteur dérangé.

BEYOND THE VALLEY OF THE DOLLS

Originalement prévu comme une séquelle du Valley Of The Dolls avec Sharon Tate (adapté du best-seller de Jaqueline Susann) le projet finit par tomber entre les mains de Russ Meyer après des mois de développements infructueux, qui ré-écrit le script en six semaines en compagnie de son jeune assistant, Robert Ernes qui décrira plus tard le film comme un « accident », comme si « les patients avaient pris le contrôle de l’hopital » ; Meyer ayant tôt fait de transformer le script en une satire décapante sur les coulisses du star-system.

A voir absolument pour la photographie somptueuse et les couleurs du mouvement psychédélique encore pimpant ; les dialogues savoureux et le dynamitage en règle de tous les stéréotypes romantiques ; la prestation de John LaZar (le producteur Ronnie  « Z-Man » Barzell, considéré encore à ce jour comme l’un des mêchants les plus déstabilisants de tout le cinéma bis) et surtout les poitrines dénudées des bombasses du casting – seul prétexte valable à ce jour à mes yeux pour toute proposition de voyage temporel (dans le seul but d’ essayer de se faufiler dans les loges, et n’en plus ressortir, jamais). La Rédaction décline cependant toute responsabilité concernant tous symptômes déclarés de crampes priapiques suite à un éventuel visionnage du film.

 

                                                                                                       Nonobstant2000

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