Critique: Lazarus Effect

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Lazarus Effect

De David Gelb

Avec Olivia Wilde, Donald Glover, Mark Duplass

Etats-Unis – 2015 – 1h23

Rating: ★★☆☆☆

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Dans la Bible, Lazare de Béthanie aurait été ramené à la vie par Jésus, alors qu’il était mort et enterré depuis quatre jours. Une raison suffisante de donner ce nom  à un sérum qui peut ranimer les êtres en coma profond ou mort cérébral, voire mort tout court. Ce serait une façon plus douce et chaleureuse que le défibrillateur ou le shot d’adrénaline. Après des essais sur des cochons, l’expérience réussit sur un chien aveugle…

Ce qui est remarquable en premier lieu dans le film d’horreur traité aujourd’hui, est son dispositif visuel se référant au dispositif de caméras de surveillance sur les plusieurs pièces du laboratoire (avec date et horaire à l’écran). D’ailleurs le laboratoire a des allures de labyrinthe, en plus du côté huis-clos inquiétant propre à ce genre de film. En effet, l’atmosphère est étouffante, anxiogène appuyé par des couleurs froides et sombres (bleu mortifère). Et de là un gros travail du gros plan, en même temps on est chez des scientifiques, pour les visages ou les objets (une croix, une bague de fiançailles…) et surtout pour l’organique (magnifique générique de début) rappelant le style Cronenberg.

Mais de la référence ou du clin d’œil, pointe le désobligeant déjà vu, ce que fait la seconde partie du film. L’espace filmique peut rappeler The Thing de John Carpenter ou The Hollow Man de Paul Verhoeven. Mais on pourrait aussi citer tour à tour Shinning et Freddy quand le cauchemar devient réalité et le foyer n’est plus le confort, Cujo (l’expérience du chien), Projet Blair Witch pour le point de vue de la caméraman invitée au laboratoire. Insidious et son spin off Annabelle sont aussi suggérées pour les effets d’épouvante et d’effroi ainsi que les motifs du jeu et de la poupée, la trilogie Ring pour la figure de la femme stoïque aux cheveux longs et même Paranormal Activity (blasphème !). Et bien sûr, on continue le cliché que le personnage noir est le premier à mourir…

Néanmoins, il est essayé un discours sur la science et ses limites, notamment sur la question de la vie (si nous le pouvons, doit-on ou non ramener les morts à la vie ?), sur la question des financements et sur son conflit, plus que contraste, avec le religieux (peut-on vraiment revenir de l’enfer…). Ajouté à cela un twist original de fin, mais malheureusement insuffisant pour que le film tienne sur ses quatre-vingt quatre minutes. Ce n’est pas une déception mais le réalisateur pourrait essayer de mieux faire.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…