Critique: How To Get Away With Murder (Saison 1)

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How To Get Away With Murder

de Peter Nolwak

Avec  Viola Davis, Billy Brown, Alfred Enoch, Jack Falahee, Katie Findlay, Aja Naomi King, Matt McGory, Karla Souza, Charlie Weber, Liza Weil

USA – 2014/ 15 – 15 épisodes de 42mn

Rating: ★★★★☆

How to get away with murder

Comme chaque année, le Pr et ténor du barreau Annalise Keating sélectionne cinq élèves de sa promotion qui auront l’honneur de l’assister dans ses plaidoiries. Au même moment, le meurtre d’une étudiante secoue le campus tout entier.

Produite par Shonda Rhimes, qui apparemment casse la baraque mainstream depuis quelques temps (Grey Anatomy ; Scandal), la série surprend véritablement par ses qualités d’écriture. Dans un premier temps le fait est qu’elle lorgne toutefois du côté du Rules Of Attraction de Roger Avary (adapté du roman éponyme de Bret Easton Ellis) au travers de flash-backs incessants sur l’un des climax se déroulant lui aussi un soir de Burning Man, autre clin d’oeil bien appuyé, en plus de reprendre la syntaxe visuelle des « petites accélérations temporelles » qui faisaient déjà le charme du film d’Avary mais relativement peu pratiquées à l’époque – on remarquera également au passage qu’Eric Stolz qui avait un rôle secondaire dans le long-métrage assure ici la réalisation de quelques épisodes. Toutefois elle renouvelle très bien son intrigue en se jouant habilement des interstices et des ellipses dans le déroulement de la soirée fatidique qui coûtera la vie au mari du Pr Keating et liera le sort de celle-ci à celui de ses étudiants dans ce qui pourrait se transformer en une dramatique association de malfaiteurs, notre « élément déclencheur » et aussi fédérateur qui ne mettra pas moins de neuf épisodes avant de livrer l’ensemble de ses tenants et aboutissants, avant de repartir allègrement dans un nouveau jeu de chaises musicales.

Le casting est très bon dans l’ensemble, les personnages très très bien développés également mais Viola Davis (dans le rôle d’Annalise Keating) porte de façon assez flagrante, ainsi qu’ avec un brio certain, la série sur ses épaules. La productrice ayant judicieusement employé le terme de « femme noire en colère » pour décrire son personnage ce qui ne manquât pas d’enflammer la Toile, une façon habile de faire le buzz mais surtout de relancer au passage la question de la diversité ethnique au sein de la société américaine, l’une des nombreuses thématiques abordées par la série. Mais ce n’est pas la seule, les différences de classe sociale ainsi que celle des orientations sexuelles sont abordées également sans trop tourner autour du pot et viennent dépoussiérer quelque peu le registre de la série tv juridique (on croise même un rescapé du casting d’Ally McBeal) au travers d’une réflexion plus vaste et plus générale sur les apparences. Les enquêtes annexes, parallèles à la trame principale, la formation juridique des personnages principaux donc, fournissant elles aussi une galerie pimpante de matériau assez brut de décoffrage sur le sujet – enfin, façon mainstream qui s’encanaille, qui n’a pas peur de montrer mais encore une fois c’est  pas trop mal écrit dans l’ensemble, d’une façon ou d’une autre le récit se ménage un épisode pour donner à tel ou tel personnage l’occasion de briller, tout ceci avec tact et donc au final ça se laisse plutôt suivre.

La série vient de se terminer et demeure encore inédite chez nous, mais certainement pas pour longtemps.

Nonobstant2000

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