Critique: Apocalypse 2024

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A Boy and His Dog

De L.Q Jones

Avec Don Johnson, Susan Benton, Alvy Moore et Jason Robards

États-Unis – 1975 – 1h31

Rating: ★★★☆☆

A BOY AND HIS DOG

Les aventures d’un jeune garçon (Vic) et de son chien (Blood), avec lequel il communique télépathiquement, dans un monde post-apocalyptique.

D’abord un roman suffisamment culte de Harlan Ellison pour donner lieu à une très belle adaptation bd par Richard Corben, le film anticipe fortement d’autres franchises plus radicales telles que Mad Max, qui vraiment pourrait très bien se dérouler sur la dune d’à côté, l’essentiel de l’intrigue se déroulant dans le désert ou bien des bidons-villes (par ailleurs très réussis). Une brève introduction en voix-off pour nous expliquer que nous ne sommes même pas dans un monde situé après la Troisième Guerre Mondiale, mais la Quatrième. Tout ceci n’a par ailleurs pas grande importance, l’essentiel du récit reposant sur les préoccupations immédiates de nos deux protagonistes : trouver de la nourriture et survivre. Et surtout pour Vic, tirer un coup. C’est d’ailleurs la base de leur arrangement, où l’un trouve ce qu’il faut pour l’autre et réciproquement , point sur lequel ils n’arrêtent pas de se chamailler comme un vieux couple. Cette routine s’avère toutefois sur le point de changer quand Quilla, une charmante rencontre de passage, propose de le présenter à la communauté souterraine dont elle est issue..

La scène où Vic se balance accroché à une corde pour aller valeureusement au combat marche vraiment moins bien que sous les pinceaux de Richard Corben, mais c’est vraiment pour pinailler car la mise-en-scène plutôt discrète se révèle tout à fait travaillée, tirant le maximum du potentiel des décors pour instaurer de très belles ambiances, animée véritablement par un souci constant de trouver le plan adéquat qui convient le mieux à la narration – je pense notamment à un passage au moment où la caméra suit l’un des doyens des « Downunder » passer d’une pièce à l’autre se chercher un sandwich, tandis que l’on annonce à Vic qu’il va devoir féconder 35 femmes. Là-dessus toute une trame secondaire vient se greffer en ce qui concerne aussi bien les intentions de Quilla que celles de la communauté, mais cette parenthèse nous vaudra tout de même de beaux moments dystopiques : la dite communauté étant une sorte d’aristocratie agraire, fringués comme de purs cow-boys de films hollywoodiens et fardés comme des aristocrates.

Pour le reste, notre tout jeune Don Johnson porte déjà le flingue comme le fera plus tard Sonny Crockett et il n’a certainement pas meilleur caractère déjà à cet âge (!) tandis que la voix-off pour son compagnon canidé s’avère un brin trop littéraire par moments ; la faute au Mieux comme étant le plus fameux ennemi du Bien sans doute. Les scénaristes ou les producteurs ont peut-être trop voulu en faire, et c’est ce qui générera une réaction plutôt épidermique de la part d’ Ellison -plus précisément le point de litige concerne les toutes dernières répliques qui viennent boursoufler absolument un final très beau, mais pas forcément si facile que ça à encaisser.

Le matériau original contenait également un peu plus de mutants (qu’on ne fait qu’entendre de loin ici) et l’on se prend volontiers à rêver d’ un remake éventuel où quelqu’un comme Peter Jackson, ou alors son disciple Neill Blomkamp (District 9 ; Elysium) -ou bien encore pourquoi pas Jason Eisener (Hobo With a Shotgun)- s’empresserait de venir rajouter deux-trois trucs purulents et bien fluos ; ça en vaudrait carrément la peine.

                                                                                                       Nonobstant2000

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