Critique: Ouija

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Ouija

De Stiles White

Avec Olivia Cooke, Anna Coto, Daren Kagassoff…

États-Unis – 2014 – 1h30

Rating: ★☆☆☆☆

OUIJA

Suite à la mort mystérieuse de sa meilleure amie, Elaine et sa bande décident de contacter l’esprit de la défunte à l’aide d’une planche de ouija afin de connaître les réelles circonstances de la tragédie. Ils se rendront vite compte qu’un esprit malin joue avec eux et qu’il leur sera très difficile de refermer la boite de Pandore.

Platinum Dunes a encore frappé. Non pas avec un énième remake comme à l’accoutumée, mais avec un film de fantôme balisé, lisse, sans saveur, où tous les clichés défilent de manière éhontée. Un film qui utilise les codes comme des recettes, sans même les comprendre ou construire un début d’histoire. Vous savez, la domestique hispanique qui fait des signes de croix en voyant quelque chose de suspect qui paraît anodin au reste des personnages ? Voilà, Ouija nage dans ces eux là.

Pour ce genre de script, il n’y a pas de secret : La mise en scène tient tout. Jouer avec le cadre, faire vivre le hors champs, doser le suspens et placer la tension au bon moment, autant de chose de Stiles White ne maîtrise pas, ou pas assez, pour faire fonctionner ses scènes de flippe. L’aveu de faiblesse ultime étant de balancer des twists, ou mini-twists, toutes les vingt minutes histoire de vouloir à tout prix agripper le spectateur. Les scènes d’enquête ou de dialogues n’ont pour fonction que de faire du remplissage, jusqu’au prochain jump-scare. Là où un metteur en scène comme James Wan prépare déjà son prochain effet juste après l’apothéose d’une scène de tension, White lui se vautre complètement en torchant son script sans saveur pour arriver au plus vite à la prochaine apparition de sa menace.

Heureusement, tout n’est pas à jeter dans Ouija. Le film a le mérite d’être court et de ne pas s’attarder inutilement sur les relations qui unissent le groupe d’amis. Dommage cependant que lorsqu’un personnage meure, tout le monde a l’air de s’en foutre la scène d’après. Si vous êtes bon client dans le genre, vous trouverez de temps en temps votre compte, vu que le film n’est pas radin en apparition fantomatique et autres effets choc, quelques plans font quand même plaisir et pourront vous faire frissonner.

Pour finir, je dirais que Ouija est aux films de fantôme ce que la fin des années 90 sont aux slasher. Insipide, sans saveur et édulcoré. Un script « prétexte » mis en image de manière médiocre, un produit sans substance tachant la pellicule que vous oublierez le temps de tirer la chasse. Un film qui finira dans les bacs à soldes de Auchan, dans quelques semaines sur Netflix et en coffret discount avec Possédée. Comment, vous avez oublié Possédée et son rabbin autiste ? Normal. Et au fait, on parlait de Ouija là, au cas où vous l’auriez oublié aussi.

Gutbuster

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Gutbuster est un fantôme, un esprit frappeur s'amusant à effrayer les gens dans leur quotidien. Infligeant des tortures mentales abominables, le bougre s'amuse à intervertir les dvd dans des mauvaises pochettes, ouvrir les boites de figurines ou encore régler les radio-réveils sur NRJ. Il peut aussi s'amuser à pirater votre compte Amazon pour commander des livres de Berbard-Henri Levy ou le dernier film en date de Franck Dubosc. Tremblez, cinéphiles du monde entier, Gutbuster veille au grain pour vous faire trembler d’effroi !