Critique: Kingsman

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Kingsman : The Secret Service

De Matthew Vaughn

Avec Colin Firth, Taron Egerton, Samuel L. Jackson, Mark Strong, Mark Hamill et Michael Caine

Royaume-Uni – 2014 – 2h09

Rating: ★★★★★

KINGSMAN

Après avoir dépoussiéré l’Heroic Fantasy et le comic book movie, puis relancer brillamment la franchise X-Men, Matthew Vaughn s’attaque au film d’espionnage en adaptant une nouvelle fois Mark Millar. Le résultat est au-delà des espérances, le réalisateur confirmant une fois de plus son statut de brillant entertainer.

Une agence d’espionnage recrute Eggsy, le fils d’un de leur ancien membre mort 17 ans plus tôt. Petit con plus proche d’un Thug que de James Bond, ce dernier devra passer par un entraînement drastique avant de peut-être rejoindre les Kingsman. En parallèle, le génie du mal et milliardaire Valentine met au point un plan diabolique à détruire le monde.

Dès les premières minutes, le message est assez clair : L’agent 007 a fait son temps, surpassé par une nouvelle génération qui n’a que faire des costards et du Martini. Pourtant, nul question de jeter à la poubelle 40 ans d’espionnage, mais de le réactualisé. Ainsi, le personnage de Harry Hart (Colin Firth, parfait) sera le mentor de Eggsy, lui apprenant qu’avant d’être un agent du Kingsman, il est avant tout un gentleman (le port du costard est donc quand même obligatoire).

Les clichés sont tordus et remodelés avec aisance par Vaughn, jouant l’équilibriste entre l’humour typiquement anglais et un sérieux imperturbable. La formule marche extrêmement bien, puisque le réalisateur à cette capacité formidable de rendre attachant tous ses personnages. Comme ses films précédents, il enferme le spectateur dans un univers où l’on aimerait rester une heure de plus, même si les 2h10 affichées au compteur suffisent amplement à faire le tour du sujet.

Mais au-delà de la parodie, il y a une vraie volonté de mettre un gros doigt dans le cul de la bienséance. Du massacre d’une église à un festival de tête qui explosent, Vaughn n’en a clairement rien à foutre du bon goût, se foutant de la gueule des prolo, des politiques, de la religion, et bien sûr des règles de son propre film. Le grand méchant ne rêve d’ailleurs que de détruire le monde et de se confronter à des agents secrets, mais ne supporte pas la violence (qui est assez hallucinante pour un film de studio).

Servi par un casting fabuleux (Taron Edgerton est une futur star), Kingsman est un film fou et totalement imprévisible, une déclaration aux films d’espionnage tout autant qu’une nouvelle étape dans le genre. Il sera très difficile de faire mieux en terme d’action cette année, vu l’inventivité et le génie dont vient de faire preuve Matthew Vaughn.

 

Evilhost

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.