Critique: Nudist Colony Of The Dead

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Nudist Colony Of The Dead

De Mark Pirro

Avec Deborah Lynn, Rachel Latt, Brad Mendelson, Bea Grey et Forrest J.Ackermann

Etats-Unis – 1991 – 1h30

Rating: ★★★☆☆

NUDIST COLONY OF THE DEAD

On connaissait les ravages que pouvait causer toute construction sur un cimetière indien, alors imaginez les dégâts sur un lieu occupé autrefois par une colonie de nudistes militants. Sommés de lever le camp par décret juridique sous l’impulsion d’une communauté de bigots qui souhaite utiliser leur terrain pour des camps de vacances réservés aux catholiques, le noyau dur de la colonie décide de se suicider collectivement en guise de protestation, non sans avoir juré de revenir hanter le lieu de leur utopie évincée.

Encore fortement imprégnée de la mode new wave des années 80 (fumigène, synthétiseurs, éclairages fluo) cette sympathique petite comédie musicale des années 90 écrite, ré-écrite, puis encore ré-écrite (comme le précise le générique) par Mark Pirro s’en donne à cœur joie avec le politiquement correct de l’époque. Dans les slashers généralement ceux qui s’adonnent au sexe pré-marital finissent par mourir dans d’atroces souffrances, et bien ici pour une fois c’est presque le contraire. Le film se situe un peu à la croisée du Rocky Horror Picture Show et des premières productions émergentes de Troma : un gore légèrement bigarré et joyeusement foutraque, ainsi qu’une fibre irrévérencieuse toujours assez bien placée: le ton est donné dès l’ouverture au tribunal avec la comédienne jouant la doyenne de la communauté, tout en costume de latex fripé et en seins qui traînent par terre. Suivront une galerie de personnages assez sympathiques, notamment un duo d’abrutis qui passent leur temps à jouer au strip-poker ou encore le premier de la classe qui ne s’exprime exclusivement que par citations de la Bible, à qui on finit fatalement par toujours la lui renvoyer dans la tronche. Le plus drôle c’est que dans ces moments-là il maudit toujours ses petits camarades aux mille feux de l’Enfer mais finit par demander pardon aussitôt pour ses mauvaises pensées.

Les passages musicaux ainsi que les chorégraphies sont kitsch au possible, et même si on ne peut s’empêcher de voir à quel point le film est fauché, la qualité des dialogues (le film contient son lot de répliques cultes je vous assure) et l’implication des comédiens vous le font oublier immédiatement. Véritablement c’est la volonté de développer un propos qui anime le réalisateur, où jeunesse dorée et bigoterie plus âgée se font tailler des shorts à leur juste mesure. Une tâche auquel il s’attelle sans démordre au point que cela finit tout naturellement par imposer le respect. On rêve aujourd’hui que des gens comme la société de production Asylum (Z Nation) s’emparent absolument du concept.

                                                                                                                                                                                                                                        Nonobstant2000

 

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