Critique: Cold in July

VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce film
Rating: 4.0/5 (1 vote cast)

Cold in July

de Jim Mickle

Avec Michael C. Hall, Don Johnson, Sam Shepard, Nick Damici, Vinessa Shaw

Etats-Unis / France – 2014 – 1h49

Rating: ★★★★☆

cold-in-july-(2014)-large-picture

Richard Dane (le sympathique Michael C. Hall), père de famille lambda, abat une nuit un cambrioleur qui s’est introduit chez lui. Dans cette petite ville du Texas des années 80, tout se sait plus vite que l’éclair, et Richard se retrouve considéré comme un héros alors qu’il n’a rien demandé. Même la police le couvre, et elle clôt rapidement l’enquête sans faire de vagues. Quelques jours plus tard, un homme mystérieux et menaçant vient réclamer vengeance pour la mort de son fils, faisant de la vie de la petite famille un enfer.

Après les bons Mulberry StreetStake Land et We Are What We are, Jim Mickle s’attaque à l’adaptation d’un bouquin de Lansdale, auteur du génial Bubba Ho-Tep. Et le réalisateur de communiquer un profond respect pour le polar 80’s, où se côtoie synthé fou, flics ripoux et redneck à la sale tronche. Ce n’est sûrement pas pour rien si on retrouve dans notre trio d’acteur l’excellent Sam Shepard et ce vieux Grigou de Don Jonhson, armé de ses bottines et de son stetson de cowboy.

D’abord thriller façon Cape Fear puis polar dans le milieu du Snuff Movie pour finalement se terminer en western dont la violence fait mal au cul, le film bifurque assez régulièrement de genre avec force, sans perdre en cohérence. Les personnages ne sont pas en reste, par des personnalités croquées et complexes, particulièrement le quidam Richard Dane. L’homme tranquille va vivre une véritable quête initiatique, et la couardise du quadra fera place à un courage sans limites pour découvrir la vérité.

Maintenant, reste l’éternelle question de l’adaptation : le film est-il bon parce que le livre est bon ? Eh bien non. Non parce que Mickle est à la fois un véritable auteur et un passionné parfaitement conscient de ses références. Son dernier film est une preuve de plus qu’on peut faire du cinéma qui se revendique de Carpenter sans pour autant manquer de personnalité. Un bon morceau de cinoche badass comme on voudrait en voir tout les jours. Prenez en de la graine les bleu-bite !

Evilhost

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

Ca peut également vous intéresser:

About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.