Critique: Hunger Games – La Révolte : Partie 1

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The Hunger Games – Mockingjay : Part 1

De Francis Lawrence

Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Julianne Moore, Philip Seymour Hoffman

Etats-Unis – 2014 – 2h03

Rating: ★★★★☆

h2

Nous sommes de retour avec Katniss, après les Jeux de l’Expiation où cette dernière avait mis en échec le déroulement de l’évènement. Suite à cela, le District 12 fût rasé, comme le District 13 dont il existe un groupe de survivants, cachés dans les profondeurs de la terre…

Les nouveaux enjeux sont la guerre pour Katniss, dont on veut en faire le symbole. Et pour cela, rien de mieux que la production et diffusion d’images. Et qui dit image dit point de vue. Par conséquent, le président Snow participe à ce jeu médiatique avec discours et exécutions publiques. Un sentiment révolutionnaire, face aux sentiments de fascisme, de dictature ou de totalitarisme. Dans les deux camps, la confrontation croît au fur et à mesure. En effet, entre mise en scène sur fond vert et réelle volonté d’aller sur le terrain, Katniss devient une analogie de Robin des bois, c’est-à-dire une pratiquante de tir à l’arc défenseuse des opprimés, avec une belle séquence de combat asymétrique (une flèche face à un vaisseau bombardier). Mais de retour au refuge rebelle, ce sont des combinaisons rappelant celles de prisonniers (et réfectoires de cantine et dortoirs compris), plutôt proche des motifs du camp adverse. D’ailleurs du côté du Capitole, des nombreuses interventions télévisées de Peeta, resté aux mains des autorités, troublent Katniss, qui tente de le cacher en répondant à sont tour…

Notons le choix du réalisateur d’installer une esthétique de la ruine tout au long du film. Elle passe par le point de vue de Katniss même si lors d’une sortie dans le district 12, c’est Gale (Liam Hemsworth) qui a le premier rôle, personnage témoin. De cette esthétique, le récit amène à des combats d’anonymes animés par « le geai moqueur », dans la nature comme dans la ville : des milliers de corps luttant contre leur condition, tombant ou restant debout voire s’élevant (dans les arbres…). Un second choix est à noter, c’est le parti pris de la dimension science-fictionnelle de ce volet, surtout dans la dernière partie du film où il est question de mission de sauvetage : un vaisseau semblable à celui qu’on voit dans la franchise X-Men, des tenues militaires mecca design (pseudo-exosquelette, pseudo-cuirassé), une phase d’infiltration…

Bien que le discours politico-sociologique soit très léger, il est amené de façon honnête avec romance, manipulation et perversité. Et cela sous-entend que le dernier volet sera autant un conflit global, qu’un conflit intime dont les dernières images du film sont criantes de vérité…

PS : Repose en paix Philip Seymour Hoffman

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…