Critique: Serena

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Serena 

De  Susanne Bier

Avec Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Rhys Ifans, Toby Jones, Sean Harris

Etats-Unis – 2014 – 1h49

Rating: ★★★☆☆

serena

Dans les années 20 en Caroline du Nord, George Pemberton dirige d’une main de fer une exploitation forestière. Business man implacable et sans scrupules, il rencontre Serena, dont il tombe fou amoureux. Après un mariage express, cette dernière se montre rapidement son égal dans l’exploitation. Mais alors que des problèmes passés ressurgissent, le sort semble s’acharner sur le couple qui commence une longue descente aux enfers.

Serena est probablement déjà le film le plus oublié de 2014, mais il faut dire que le marketing a surtout vendu le film comme un drame avec Jennifer Lawrence, tête d’affiche très en vogue en ce moment. Hors, le métrage a bien d’autres qualités en dehors de son imposant casting, à commencer par un refus total de compromis, que ce soit vis à vis de ses personnages ou de cette foutue montagne dans laquelle ils sont obligés de travailler. Pemberton n’a ainsi aucun problème avec le fait de voir ses ouvriers se faire crever la gueule par la nature sauvage, et ce n’est sûrement pas le pire ! En y réfléchissant, je n’ai pas trouvé un seul personnage qui ne soit pas un connard latent.

Et si il est tout d’abord un drame intimiste sur la perte de soit et la rédemption, le film vire dans sa dernière partie au thriller, d’une violence assez surprenante. Main coupée à la hache et gorges tranchées lui donne un drôle de ton un peu hors sujet mais pas désagréable.

Pessimiste jusqu’au bout mais pas émouvant pour un sous (difficile de s’attacher à une tarée psychotique, même si c’est Jennifer Lawrence), le film souffre également d’une mise en scène aussi dynamique qu’un épisode de Docteur Quinn Femme Médecin. Un quart d’heure de moins aurait sûrement fait beaucoup de bien aux spectateurs et au film, tant l’envie de pioncer menace assez régulièrement. Néanmoins, le parti pris et l’envie de proposer quelque chose d’âpre et sans concessions lui donne un certain capital sympathie. Oubliable mais loin d’être mauvais.

Evilhost

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.