Critique: New York 1997

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Escape From New-York

De John Carpenter

Avec Kurt Russell, Lee Van Cleef, Ernest Borgnine, Donald Pleasence, Isaac Hayes, Harry Dean Stanton, Tom Atkins et Adrienne Barbeau

Royaume-Uni/Etats-Unis – 1981 – 1h39

Rating: ★★★★★

ESCAPE FROM NEW YORK

En 1997, l’île de Manhattan est devenue depuis plusieurs années une prison, où les truands font leur propre loi. A la veille d’une sommet censé éviter une future guerre, l’avion présidentiel Air Force One est attaqué par des militants anti-fascistes et s’écrase dans New-York. Seul survivant, le président des Etats-Unis d’Amérique est alors capturé. L’heure est donc grave, et le chef de la Police Bob Hauk (Lee « Fucking » Van Cleef) propose à un ancien gradé devenu braqueur de banque de s’infiltrer dans la ville et de ramener le président sous 24h. Pour éviter de le voir se barrer avec le planeur qu’on lui a mis à disposition, deux capsules sont injectées dans ses artères. Si il n’est pas revenu dans 24h, elles exploseront.

En 1981, Carpenter n’est pas encore tout à fait celui qu’on connaît aujourd’hui. Il y a bien eu Halloween et Assaut, mais The Thing, Starman ou Prince Of Darkness ne sont pas encore sortis. Le virage se fera avec Escape From New York, ou comment marquer tout un pan de la pop-culture en 1h30 et un budget ridicule. Si l’anti-héros solitaire n’est pas nouveau, il sera ici sacralisé par le personnage de Snake Plissken, figure d’anthologie et probable meilleur rôle de Kurt Russell. Hideo Kojima rependra même le personnage (il ne s’agit même plus d’une référence à ce niveau) pour son jeu vidéo Metal Gear.

Seul contre (presque) tous, Plissken semble être un double de Carpenter luttant contre les studios, mais n’ayant guère de choix au final. Le film reste donc politiquement léger, bien que toujours très drôle. Que ce soit le chef de la prison « The Duke », qui voudrait s’échapper (pour faire quoi au juste?) ou un président incarné par un Donald Pleasence d’une lâcheté incroyable, y’a vraiment que des pourris en ce bas monde ! Non, c’est plutôt du côté d’un rythme et d’une ambiance incroyable qu’on ira chercher.

Si vous avez joué à Deus Ex (un des plus grands jeux de tout les temps), vous y trouverez quelque chose d’étonnamment familier. Que ce soit par cette musique formidable dont Carpenter a le secret ou par cette nuit presque apaisante, les premières minutes sont d’une perfection absolue, d’une rigueur métronomique. Et ce n’est que le premier quart d’heure ! De péripéties en péripéties, le spectateur est trimbalé au rythme d’un héros ne sachant jamais ce qui l’attend dans les prochaines secondes, sauf que le temps joue contre lui ! Scrutant à un rythme régulier une montre qui lui indique le décompte des 24h, chaque action semble amener Snake vers une mort certaine. Et Carpenter d’utiliser cet outil afin de renforcer l’identification, qui marche remarquablement bien.

NEW YORK 1997

Abordons tout de même le cas Los Angeles 2013, suite-remake avec un budget nettement plus vigoureux. Succès de New-York 1997 oblige, Big John fût donc sommé d’écrire et réaliser une autre aventure de Snake Plissken. Moins libre et donc mécontent, il en fera une sorte de parodie, foutage de gueule conscient, comme un gros fuck à des investisseurs avide de thunes. On le remercie pour ça.

Finalement, entre The Thing et Escape From New-York, je vous dirais que mon cœur ne balance même pas. Parce qu’il n’y a aucun film capable de me faire aimer le cinéma comme le fait Escape From New-York, et ce simplement en écoutant la musique de son générique. Et parce qu’a l’époque, des mecs comme Carpenter aimaient tellement le cinéma qu’ils ne se contentaient pas seulement de mettre une partie d’eux même dans leur films, mais s’y engouffraient tout entiers. Et vous les producteurs, eh bien je vous emmerde avec votre futur remake. J’irais le voir simplement pour écrire une critique dessus et me foutre de votre gueule.

Evilhost

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About Evilhost

Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.