Le thriller français Dealer dévoile sa bande annonce

 

DEALER

Alors que l’Horreur, le Fantastique et la SF peinent à être produites (voir écrites) dans notre belle contrée, le Thriller lui a toujours été un genre apprécié du public, générant des scores corrects au box office en moyenne, remplissant les filmos d’une poignée d’irréductibles, Lanvin, Cluzet, Attal, etc. Enfin, Thriller, on se rapproche davantage du polar, la tradition Melville / Audiard demeurant toujours vivace.

Une référence que revendique Jean Luc Herbulot et son co-scénariste Samy Baaroun pour le scenar deDealer, dont les dialogues semblent avoir été méticuleusement pensés (tarantiniens, diraient les jeunes). On pourrait penser aussi à Nicolas Winding Refn, ce qui a déjà valu à Dealer d’être qualifié par certains de « Pusher à la française ». N’ayant pas encore visionner le film, on s’abstiendra de faire la comparaison, même si les deux films partagent certains points communs sur le papier, comme le sujet ou le traitement réaliste. Mais cela tient principalement du fait que le scénario s’inspire de la vie de Dan Bronchinson, interprète principal et producteur du film.

Dealer suit donc Dan, petit dealer se laissant tenter par un gros coup pour un pactole qui lui permettrait de partir en Australie avec sa femme et sa fille. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu…

Avec seulement 12 jours de tournage et 165 000 € de budget, Dealer est à proprement parler un film indépendant, auto-produit, dans la lignée de certaines belles perles du ciné indé US, comme Cheap Thrills d’E.L Katz (même temps de tournage et budget équivalent), avec qui il semble partager le goût du tragi-comique. Fort d’une première bande annonce punchy, Dealer laisse présager la pépite qu’on attend depuis un bout de temps, une belle bobine made in France, classieuse et iconique, faite en dehors du circuit traditionnel de production français, sans subventions, sans chaîne de télé, sans aides CNC… Rien que l’initiative mérite d’être soulignée.

Tout ça est très chouette, me direz-vous mais quand est-ce que ça sort au ciné? Et c’est là que le bas blesse. Acheté en Allemagne et en Suisse, le film n’a pour le moment aucun distributeur en France…  Alors, matez la bande annonce, et si comme nous, vous avez vraiment envie de voir ce que ça donne, partagez-la, parlez-en, « créons le buzz ». Parce que pour une fois, ça a vraiment de la gueule…

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.