Critique: Intruders (saison 1)

VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce film
Rating: 0.0/5 (0 votes cast)

Intruders

 

Développé par Glen Morgan d’après le roman de Michael Marshall

Avec John Simm, Mira Sorvino, Tory Kittles, James Frain, Millie Brown, Robert Forster

Rating: ★★★★☆

Etats-Unis – 2014 – 8 épisodes

 

 

Il est presque dommage d’avoir à expliciter la trame car le procédé narratif-même est l’un des éléments principaux qui font la force et la saveur de cette petite série américaine inédite. Même si on peut se faire une petite idée, ce n’est vraiment qu’au bout des trois premiers épisodes que le spectateur dispose plus ou moins de la totalité des éléments, on nous présente en effet les situations et l’ensemble des personnages en alternance sans trop d’explications, le tout sur un rythme assez tendu, c’est assez efficace et fort réjouissant.

Les meurtres auxquels nous assistons, menés par un tueur énigmatique et implacable du nom de Shepperd se révèlent bien plus complexes que l’on pourrait croire et entraînent le policier démissionnaire reconverti en écrivain Jack Wheelan tout d’abord sur la piste d’une machine à conjurer les fantômes, puis d’une société secrète qui serait une sorte de « karma police » chargée de réguler le flux des ré-incarnations à travers les âges. Mais pas forcément pour le bien du reste de l’Humanité.

 

Le ressort dramatique des changements de personnalité nous vaudra quelques belles confrontations entre les personnages de Mira Sorvino et John Simm notamment, mais aussi et surtout de la part de Millie Brown, un petit prodige de 9 ans absolument impressionnante dans ses changements de registre. L’intrigue nous conduira également au pays des misfits conspirationnistes, qui pour une fois sont abordés avec un peu de considération, la plupart étant engoncés corps et âmes dans des croisades pourtant perdues d’avance.

Si le dernier épisode se conclut par une note relativement prévisible, cette première saison n’en demeure pas moins tout à fait appréciable, bien carrée et solide sur ces deux jambes.

 

 

Nonobstant2000

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

Ca peut également vous intéresser:

About Nonobstant2000

Le samedi soir il mange des chips. Pas de catch, pas de foot; si tu veux tu peux venir!