Critique de The Canal [L’Etrange Festival 2014]

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The Canal

 

D’Ivan Kavanagh

Avec Rupert Evans, Hannah Hoekstra, Steve Oram, Calum Heath, Antonia Campbell-Hughes

Irlande – 1h32 – 2014

Rating: ★★★☆☆


 

David, archiviste, tombe sur un vieux film de la police relatant la scène d’un crime ayant eu lieu en 1902 dans la maison qu’il a acquis cinq ans auparavant avec sa femme. Cette dernière disparaît mystérieusement, alors que David commence à être hanté par des visions de l’horrible fait divers.

A la sortie en 2011 d’Insidious de James Wan, il était clair que  le film marquait un renouveau dans l’Épouvante et qu’une descendance était à prévoir. SinisterPossédéeMister Babadook ou bientôt Annabelle, beaucoup de films de maison/objet/ personne hanté(e) ou possédé(e) émergent sur nos écrans reprenant des ficelles de scenario, de mises en scènes,  des motifs semblables à ceux inclus par Wan dans le premier volet de sa trilogie/franchise (le jeu sur la pénombre, l’inclusion en détails d’éléments effrayant comme une ombre ou une silhouette, jeu sur le son, le bruit…). C’est dans cette même veine que s’inscrit The Canal, qui, s’il n’est fortement inspiré, a l’avantage certain d’être dans la mouvance de son genre et de son temps. Avantage, peut-être pas tant que ça, l’impression de déjà-vu cassant un peu l’ambiance côté originalité.

 

 

 

Il n’empêche, Ivan Kavanagh maîtrise sa mise en scène de manière solide, donnant à son film de bien beaux atours, une belle photo, une réal ingénieuse, un travail remarquable sur le son. Le réalisateur a même poussé le vice (ou la vertu ?) à utiliser une caméra de 1912 pour les images de ses archives glaçantes. De surcroît, le film est loin d’être avare en scènes terrifiantes, jouant sur la terreur domestique sous l’influence de Polanski ou de Carpenter, les codes de films de maisons hantées ou le thriller psychologique. Son travail sur le son est minutieux et remarquable, en augmentant la puissance de certains sons et de certaines musiques extradiégétiques, violons stridents et lourdes percussions en tête, il renforce les montées en tension et accès de terreur.

Bien qu’il aurait gagné à exploiter davantage ses éléments graphiques, The Canal demeure une belle bobine,  s’inscrivant dans le renouveau que connaît l’Epouvante ces dernières années et n’étant pas sans rappeler sur certains points sa compatriote Citadel. L’Horreur irlandaise est décidément à surveiller.

Lullaby Firefly

 

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.