Critique: Sleepy Hollow (saison 1)

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Sleeping Hollow (saison 1)

D’ Alex Kurtzman et Len Wiseman

Avec Tom Mison, Nicole Beharie, Orlando Jones, John Cho, Katia Winter, Clancy Brown et John Noble

États-Unis – 2013

Rating: ★★★☆☆

Moi qui espérait une re-visite du sympathique film de Tim Burton en costumes avec des beaux éclairages tout ça, quelle ne fût pas ma surprise : Ichabold Crane, esprit éclairé et espion au service de Georges Washington est tué sur le front par un mercenaire allemand belliqueux, qu’il réussira à décapiter toutefois avant de s’effondrer. Un peu de floutage caméra, quelques bribes en voix-off, notre héros revient à la vie depuis une caverne sombre pour se retrouver confronté à un environnement plutôt déstabilisant : le nôtre.

Il semble qu’il ne soit pas tout à fait le seul vestige de son époque à se balader parmi nous : un Cavalier Sans Tête armé d’une hache monstrueuse sème terreur et destruction au sein de la bien tranquille petite bourgade de Sleepy Hollow. Le Lieutenant Abbie Mills sera ainsi témoin du meurtre de son mentor par le Cavalier, et sa rencontre avec cet hurluberlu qui prétend avoir fomenté à lui tout seul la révolte de la Tea Party l’entraînera dans une odyssée parsemées de mystères et d’embûches etc..

Dès le début le rythme est plutôt trépidant pour nous plonger dans toutes les intrications de cette croisade surnaturelle aux conséquences plus lourdes que ce que l’on pourrait croire – vous voyez l’idée – mais l’ensemble n’en reste pas moins dénué de qualités et quelques temps psychologiques plutôt bien écrits trouveront leur place par la suite. Développant sa trame plutôt habilement, introduisant des personnages secondaires finalement assez travaillés (la sœur de Mills ou encore le mystérieux Sin-Eater), la série revisite gentiment quelques autres figures classiques du panorama fantastique (un golem, un hommage à L’Exorciste) se permettant également dans la foulée quelques emprunts de ci de là assez référentiels en terme de mise-en-scène plutôt agréables  (un épisode en caméra-subjective renvoyant à l’esthétique found-footage, absolument gratuit mais très bien mené), le tout reposant sur la relation entre les deux personnages principaux, mâtinée de découverte et d’acceptation de l’autre. Surtout quand l’un ne manque jamais de rappeler pourquoi il s’est battu pour ce pays il y a deux siècles, et que vraiment, certaines bonnes idées ont été perdues en route…

Ça reste très balisé tout ça mais pour une série grand public (et y a rien de mal à ça) c’est assez réussi.

 

    Nonobstant2000

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