Critique de Lost Soul: The Doomed Journey of Richard Stanley’s Island of Dr. Moreau [L’Etrange Festival 2014]

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Lost Soul: The Doomed Journey of Richard Stanley’s Island of Dr. Moreau 

De David Gregory

Avec Fairuza Balk, Hugh Dickson, Oli Dickson, Peter Elliott,  Bruce Fuller, Michael Gingold,  David Grasso Jr., Marco Hofschneider, David Hudson, Graham Humphreys,  Kier-La Janisse, Paul Katte

États-Unis – 2014 – 1h37

Rating: ★★★★☆

Sans le sou après Hardware et Dust Devil, le génial Richard Stanley décida de réaliser L’ïle du Docteur Moreau, dont les précédentes adaptations ne lui semblent pas rendre hommage au livre de H.G Wells. Le documentaire de David Gregory s’attarde sur ce fiasco artistique, et s’avère aussi complet que ludique.

Si les témoignages du casting se font dans la déconne et l’anecdote, il faut voir l’hypocrisie et la je-m’en-foutisme absolument gerbant des producteurs de New Line. Contents d’avoir Marlon Brando au casting (le budget en sera décuplé), ces derniers avaient décidé d’embaucher Roman Polanski sans même prévenir Richard Stanley. Heureusement, Brando apprécia tout particulièrement ce dernier et refusera le film s’il n’en était pas le réalisateur.

Ce sera une des seules choses positives dans cette catastrophe. Bruce Willis finira par décliner l’offre à cause de son divorce avec Demie Moore, et Jame Wood sera évincé.

Outre le fait que la production n’a vraisemblablement pas lu une ligne du script, le drame arrivera avec l’arrivée de Val Kilmer. Méga-star de l’époque à l’égo démentiel, c’est à cause de lui que Stanley lâchera doucement mais sûrement son film.

Il sera donc viré sans sommation et remplacé par John Frankenheimer, que New Line défend bec et ongle histoire de ne pas perdre la face. Il n’y a pourtant rien à sauver chez le réalisateur de Ronin, tyrannique et complètement paumé sur le tournage.

Le documentaire prend alors une autre tournure, beaucoup plus drôle, quand il aborde Marlon Brando et son désintérêt total. Ne lisant jamais ses textes et ne pouvant blairer ni Val Kilmer ni Frankenheimer, il sabotera le film dont le tournage durera 6 mois.

Si l’on souhaite à Richard Stanley de revenir derrière la caméra, le voir dans sa montagne de Montségur aussi paisible et loin de la machine Hollywoodienne semble peut-être mieux lui convenir. Il ne semble toujours pas tout à fait remis de cette triste expérience.

 

Evilhost

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Venu du futur pour empêcher Argento de devenir aussi mauvais qu’Uwe Boll, j’ai malheureusement échoué dans ma mission. Ainsi donc, je suis bloqué dans cette réalité alternative ou Spielberg est considéré comme un génie, condamné par les dieux du bis à mater en boucle et pour l’éternité la filmo de Jean Luc Godard.