Critique de Monster Boy (Hwayi)

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Hwayi: Gwimuleul samkin ahyi

de Jang Joon-hwan

avec Kim Yoon-seok, Yeo Jin-goo, Jo Jin-woong, Jang Hyeon-seong, Kim Seong-gyoon, Park Hae-joon, Yoo Yeon-seok, Nam Ji-hyeon

Corée du Sud –  2012 – 2h05

Rating: ★★★★☆

 

Kidnappé enfant, Hwayi a été élevé par ces cinq ravisseurs, une bande de gangsters recherchée depuis des années par la police. Alors que le jeune homme songe à intégrer une école d’Art, ce passé dont il ignore tout va peu à peu remonter à la surface.

Remarqué en 2003 avec son premier long métrage, Save The Green Planet, Jang Joon-hwan aura su se faire désirer. Plus de dix ans plus tard, il revient avec Hwayi : A Monster Boy, thriller bien particulier dans le paysage sud coréen du genre, épousant davantage le ton léger de la comédie que la violence graphique d’usage habituellement dans ce type de productions.

Après une ouverture particulièrement rythmée et crue, le film prend le temps de poser ses personnages, de bien définir leur rôle et psychologie, dressant au final un portrait valorisant de sa bande de caïds, présentée avant tout comme une famille, étrange et aux moeurs contestables, mais une famille tout de même, s’articulant entièrement autour de Hwayi. On assiste alors à des scènes oscillant entre action et comédie (la poursuite avec la voiture de flics), faisant de la première partie un film de gangsters magnifiques, jamais réellement mis en cause moralement, jusqu’à ce qu’ils ne le soient par Hwayi lui-même.

 

 

Ainsi, à la légèreté de cette première partie, répond la froideur et la violence sèche de la seconde qui revêt alors les apparences d’un film de vengeance, s’articulant autour de l’escalade de cette dernière. S’il aurait pu cultiver encore plus l’aspect malsain de son histoire, Jang Joon-hwan préfère rester sur une même ligne de conduite, ne remettant jamais en question le lien de paternité qui lie son héros avec chacun des gangsters, jouant simplement sur la nature humaine de ses personnages et les variations de sentiments (amour, haine, colère, passion) qui peuvent les animer. Servi par un panel d’acteurs fabuleux, Yun-seok Kim (The Chaser, The Murderer) en tête, prouvant une nouvelle fois la richesse de sa palette d’acteur, et le jeune Jin-gu Yeo dans le rôle éponyme, tenant largement la distance du haut de ses 17 ans.

Reposant sur un scénario solide, jouant l’équilibre entre action pure et portrait presque naturaliste, Hwayi  est une bouffée d’air frais dans un genre, qui, bien qu’il demeure le haut du panier, joue bien souvent la carte de surenchère de la violence.  Onze ans après Save The Green Planet, Jang Joon-hwan nous revient, maîtrisant toujours autant sa mise en scène et son écriture et offrant une bien belle variation de codes dans un genre devenu maître en son pays.

 

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.