Critique: 13 Sins

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Rating: 3.0/5 (1 vote cast)

13 Sins

De Daniel Stamm
Avec  Mark Webber, Devon Graye, Tom Bower, Rutina Wesley, Ron Perlman, George Coe
Etats-Unis – 2014 – 1h33

Rating: ★★★☆☆

Elliot Brindle croule sous les dettes alors que sa fiancée attend leur premier enfant, que son frère déficient mental est à sa charge et que son vieux père raciste menacé d’expulsion risque de squatter chez lui. Le jour où il perd son boulot, il reçoit un mystérieux coup de fil qui lui propose de participer à un jeu consistant à relever des défis pour gagner des sommes d’argent de plus en plus folles.

Cela faisait quatre ans que l’on était sans nouvelles de Daniel Stamm, réalisateur malin du Dernier Exorcisme, une des bonnes productions de M. Eli Roth, et l’une des bobines du genre (found footage et exorcisme) les plus intéressantes livrées ces dernières années. Le bougre revient aux commandes du remake US de 13 Beloved , thriller thai datant de 2006, produit entre autres par Blumhouse.

Et s’il y a bien un truc qu’on ne peut enlever à Jason Blum, c’est la garantie d’un minimum de qualité inhérent à ces bobines, cette assurance d’avoir toujours un semblant de scenario construit et une réal pas trop torchée, comme une série B un peu upgradée.  13 Sins ne réchappe pas à la règle, appuyé par son concept, donnant de fait une cadence soutenue au film qui ne décélère qu’au moment de la résolution finale.

Porté de but en blanc par Mark Webber (le leader des Sex Bob-Omb de Scott Pilgrim) et un Ron Perlman bien loin du cabotinage habituel, revêtant ici sa panoplie de mec mutique et intrigant, le film tient tout de même son spectateur en haleine, les défis s’avérant surprenants et le film n’empruntant jamais les chemins balisés qu’on lui aurait supposé, se positionnant entre le thriller et la comédie horrifique, sans jamais pour autant en épouser réellement les codes.

Ainsi, le film oscille peut être un peu trop entre sérieux (pour garder son audience sous tension) et comique (histoire de ne pas faire un film trop noir) et perd du coup en puissance sur les deux tableaux, n’osant pousser le délire dans un sens comme dans l’autre. Néanmoins, 13 Sins demeure efficace et fonctionne bien, malgré un twist peu finaud.

Avec un pitch qui n’est pas sans rappeler son confrère indé Cheap Thrills, 13 Sins peut souffrir de la comparaison, n’ayant pas la subtilité et la solidité du scenario d’E.L Katz. S’il ne transcende le genre (et il n’a guère la prétention de le faire), 13 Sins demeure un divertissement de bonne facture, façonné par des artisans soucieux d’une certaine qualité. Une série B bien sympathique en somme.

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.