Critique Les Gardiens de la Galaxie

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Rating: 3.8/5 (5 votes cast)

Guardians of Galaxy

De James Gunn

Avec Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista

Etats-Unis – 2014 – 2h

Rating: ★★★★★

Peter, un jeune garçon,  écoute une compilation sur son walkman dans un couloir d’hôpital, on est dans les années 80. Sa mère, semblant atteinte d’un cancer, parle avec lui une dernière fois avant d’agoniser. Pris de peur le jeune  s’enfuit de l’établissement et tombe nez à nez avec un vaisseau spatial…

On peut le considérer comme le dernier film de la phase 1 Marvel, Les Gardiens de la Galaxie peut même être perçu comme l’anti-Avengers. Je m’explique: les personnages sont tous plus ou moins hors-la-loi, d’ailleurs la bande se forme dans une prison galactique de haute sécurité. Ils semblent chacun avoir des fêlures qu’ils veulent masquer à tout prix (Peter qui n’a jamais ouvert le cadeau de sa mère 26 après sa disparition, Drax qui n’a jamais fait le deuil de sa famille ou Rocket trop susceptible dû à sa condition d’ancien cobaye d’expériences…). Et surtout ils vont devenir amis dans l’adversité, face à la mort et même dans la négociation d’épicier… Pour cela James Gunn distille beaucoup d’humour, nous balance une bande-son old school (des années 80 jusqu’aux années 60) en nous expliquant qu’il n’y a que des « terraniens » (comprenez terriens) qui dansent ou qui parlent de façon imagé. Malheureusement, ce sont les deux seuls vrais points de différenciation entre l’espèce humaine et les extraterrestres, car une des  problématiques de la science-fiction est comment représenter une espèce alien sans qu »elle ressemble trop à nous.

Alors c’est le récit des péripéties qui va répondre aux problématiques science-fictionnelles. En effet, de l’évocation au-dessus de la prison de haute sécurité, on suit les héros tour à tour sur une planète abandonnée, puis une planète interdite, un must des films « dans les galaxies lointaines ». On a le droit à des magnifiques combats de vaisseaux, dans l’espace ou sur une planète, un autre must. D’ailleurs James Gunn reprend quelques manières de faire de George Lucas (l’effet zoom et « dezoom »  sur les vaisseaux combattants) avec une valeur ajoutée: une connexion de milliers de vaisseaux pour en bloquer un gigantesque. Cela n’empêche pas d’avoir des combats au corps à corps impressionnants, prenant en compte les différentes caractéristiques des principaux personnages,  le meilleur exemple est la course-poursuite entre Peter, Gamora et le duo Rocket-Groot. Et enfin on peut noter le travail précis et original du mecca design notamment sur les armes et toutes les autres fabrications de Rocket, ajouté à cela l’esthétique des méchants (Ronan, Nebula et Thanos…).

Plus lisible et plus logique que le récent X-Men, Les gardiens de la Galaxie se veut  plus jouissif, entre caméos pas vraiment caméos (après le générique) et clins d’oeil à l’imaginaire populaire (le chien Laïka). Il est d’ailleurs pas loin du blockbuster intelligent prôné par Nolan. Il nous faut maintenant attendre 3 ans pour le second volet…

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…