Critique de Flic ou zombie

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Dead Heat

De Mark Goldblatt

Avec Treat Williams, Joe Piscopo, Lindsay Frost, Darren McGavin, Claire Kirkconnell et Vincent Price (!!!)

Etats-Unis – 1988 – 1h26

Rating: ★★★★☆

Los Angeles, les inspecteurs Doug Bigelow et Roger Mortis(…) se retrouvent à aider quelques collègues face à des braqueurs qui ont décidément bien du mal à mourir même quand on leur tire dessus plusieurs fois. Une fois à la morgue,  leur collègue légiste Rebecca leur certifiera que les criminels sont déjà passés par la case autopsie, comme si les choses n’étaient pas assez étranges comme ça. La présence de produits chimiques bien particuliers poussera notre duo à enquêter auprès d’une certaine compagnie industrielle. S’écartant des sentiers de la visite guidée, Bigelow échoue dans une chambre secrète pour se retrouver attaqué par une créature zombie (un biker) et son collègue, accouru à la rescousse, sera tué dans la bagarre.

Encore chamboulé par l’évènement, Bigelow montre toutefois à Rebecca l’étrange machine où se trouvait le zombie, qui s’avèrera ni plus ni moins qu’une machine à ressusciter les morts. Revenu de l’au-delà et épaulé par son équipier, Roger Mortis entend bien faire la lumière sur toute cette affaire. Oui mais voilà, le temps joue contre lui et il ne dispose que d’une douzaine d’heures avant que sa condition ne se retourne contre lui..

Prévenons d’emblée les âmes sensibles, oui, l’action abel et bien lieu dans les années 80, c’est perceptible dans la moindre parcelle de l’image, jusque dans l’humour et les fringues, mais justement, cette période ne fût pas que celle de la ringardise vestimentaire mais bel et bien une période riche en émulation dans le cinéma de genre (ainsi que pour le cinéma en général en fait) et ce petit film sans prétention s’inscrit tout à fait humblement dans le sillage des prestigieux Re-Animator et Terminator qui l’auront précédé et qu’il ne manque pas de citer abondamment. Ceci entre deux effets lumineux que ne renierait certainement pas le John Carpenter de la période Big Trouble In Little China, et des mitraillages à bout portant qui viennent évoquer contre toute attente la filmographie de John Woo.

Voici bien une petite galette qui mériterait d’être déclinée en série TV aujourd’hui, afin de bien octroyer le temps nécessaire au déploiement des éléments de son intrigue car il faut bien l’avouer, le déroulement de l’enquête frôle des sommets abyssaux en terme d’articulation et de recoupements d’indices. Mais le spectateur choisira ou non d’en tenir compte, et préfèrera au contraire céder à la jubilation malsaine des gourmandises que le récit lui offrira en contre-partie et composées de zombies en chemises hawaïennes se flinguant à l’infini, de carcasses d’animaux morts et puis ramenés à la vie dans les tréfonds d’une échoppe chinoise ainsi que de la décomposition en temps réel d’une beauté fatale et qui certainement, contribuent allègrement à l’engouement qui perdure autour du film de Mark Goldblatt, malgré le passage des années.

                                                                                                                                                                          Nonobstant2000

 

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