Critique de Black Storm

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Into the Storm

De Steven Quale

Avec Richard Armitage, Sarah Wayne Callies

Etats-Unis – 2014 – 1h29

Rating: ★★★★☆

 

Double rencard de lycéens, un soir de semaine. Un des garçons utilise sa caméra de son téléphone pour capter le début d’orage aux éclairs impressionnants. Jusqu’à la prise de conscience qu’une tornade s’est formé sur la route… Trop tard pour s’échapper. Pas loin des environs, une équipe de chasseurs de tornades guette la prochaine…

Vous aussi, avez-vous réalisé qu’entre amis, ou en famille, il y a dorénavant toujours quelqu’un à tripatouiller son téléphone. Quelqu’un  jouant à des applications, envoyant des sms en rafale ou trouvant des vidéos insolites. L’avènement youtube et facebook auraient-ils changé notre approche de l’image et créer une consommation « numérique »? Si les jeunes filment tout, tout le temps, proposons-leur de faire des vidéos capsules-témoins, le point de départ du récit du héros lycéen. Alors du found footage, usé et abusé ces derniers temps, le metteur en scène privilégie la multiplication des points de vue, passant par des caméras ou des téléphones. Que ce soient deux beaufs s’amusant à faire des scènes d’action les plus débiles qu’ils soient, le petit frère épiant son grand frère créant une ouverture avec la fille qu’il désire ou l’équipe de scientifiques traquant les anomalies climatiques, plusieurs points de vue traitent d’une même situation constamment, plus le point de vue omniscient de la caméra du réalisateur. Cela tombe bien pour un film catastrophe.

Car on n’a pas lésiné sur le travail technique des effets spéciaux. En effet, de la monstration de création de tornade, on crée de multiples situations. Il y a la tornade juste regardée pour être étudiée , celle où sont pris en danger les personnages,  des tornades se créant simultanément , une tornade enflammée et l’apothéose pour la fin… Cela est suffisamment haletant et tendu pour les spectateurs empreints de gros frissons que nous sommes. Et dans une moindre mesure, en clin d’oeil à Gravity, le film prend des tournures de drames familiaux, ou de teen comedy sans être poussifs (ce n’est pas parce-que deux personnages sont seuls qu’on va les mettre ensemble). Et de plus, le metteur en scène s’attarde sur les dégâts des tornades, en écho à Sandy ou Katrina, afin de montrer la solidarité plutôt que l’héroïsme des gens ordinaires, « ce sont malheureusement ce genre de situations où l’on se rend compte que nous sommes des bonnes personnes » dit l’unique personnage âgé du film.

Pour conclure, il semble que notre humanité serait de plus en plus pousser au témoignage passant forcément par l’image (les médias en coupables idéales des dérives et nous autres en complice), qu’elle soit fixe (Instagram ou Twitter) ou en mouvement (Vine et citons à nouveau Youtube). D’ailleurs ne serait-ce pas Jean-Luc Godard qui stipula que « la photographie, c’est la vérité et le cinéma c’est 24 fois la vérité par seconde »? Bref, face à la catastrophe, on se rend compte que la vie est fun… Tant qu’on est et qu’on se sent en vie.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…