Eli Roth est un people

 
 
 

Cette année sort enfin Green Inferno, le nouveau film d’Eli Roth (Cabin Fever, Hostel) [MAJ Septembre 2015: Green Inferno sort en France le 16 octobre en e-cinema]. Il faut dire que le bonhomme sait se faire désirer, son dernier long métrage remontant à Hostel 2 en 2007. Et ce, alors que ses collègues du Splat Pack ont tous rapidement enchaîné les projets, profitant au max de ce moment propice pour faire leur trou dans le paysage gore.

Capitalisant sur sa renommée acquise par les Hostel et son rôle sur mesure dans Inglorious Basterds, Roth depuis 7 ans vaque à ses occupations, tour à tour acteur, producteur, se calant derrière la caméra pour quelques occasions, une fausse bande annonce pour Grindhouse, un clip pour Snoop Lion, ne perdant pourtant ni ses fans, ni sa notoriété, ni même son statut de réalisateur important dans l’Horreur actuelle, et ce malgré son maigre pedigree. Alors on est en droit de se demander: qu’est ce qu’a branlé l’ami Eli durant ces 7 dernières années? Afin de répondre à cette question, une petite investigation sur le twitter et l’instagram du jeune homme a été menée. Conclusion: Eli Roth est un people. La preuve.

 
 

Il nous a fait poireauter 2 ans pour lâcher un extrait chez Jay Leno comme cadeau d’Halloween

The Green Inferno, on en entend parler depuis bien longtemps, de son pitch, à ses références explicitement bis (le film de cannibale italien bien craspec), mais on a du attendre bien longtemps avant d’en connaître les premières images. Faut dire qu’à l’annonce du projet, le réalisateur s’était empressé de déclarer qu’il souhaitait faire un film à la Herzog et à la Mallick (mais un film de cannibales bien craspec quand même). Quoi qu’il en soit après des mois de faux trailers –  footage d’autres films et consorts, les premières images tombent. Disponibles uniquement dans l’interview que Roth a donné chez Jay Leno, paré d’un superbe costume d’Edward Cullen, le vampire de Twilight. Pour la vraie bande annonce par contre, il aura fallu se gratter 7 mois de plus avant de pouvoir la découvrir…

 
 

Il (re)tweet les photos prises avec ses fans (et surtout avec d’autres stars)

Eli Roth adore… Eli Roth. Du coup, que ce soit selfie avec des stars ou simple pose à côté d’anonymes, Eli aime à montrer au monde combien sa vie est au top. Avant-premières, tapis rouge, conférence de presse, le moindre évènement mondain est accompagné d’un tweet avec photo. A sa décharge, tout personnage de notoriété publique live-tweet aussi sa vie (n’est-ce pas au final le but du réseau social). Alors forcément, quand on croise la dernière it-girl du moment, un ex boxeur mangeur d’oreille ou un vieil acteur en pré-retraite, impossible de résister à l’envie de montrer à quel point on est cool.  Les photos avec les fans par contre, c’est cadeau d’Eli.

 
 

 
 

Eli est un vrai fanboy

Eli Roth est donc un people. Et ce statut lui permet  d’évoluer dans une sphère bien particulière. Bien sûr, en bon élément de la génération Splat Pack, il entretient des rapports franchement amicaux avec les autres réals de sa génération: Edgar Wright, Lucky McKee, Duncan Jones, Alexandre Aja ou ses petits protégés dont il est parfois devenu le producteur comme Ti West. Bien sûr, en grand geek, Roth aime aussi exhiber ses selfies avec ses idoles (Herschell Gordon Lewis, Miike, Roger Corman, Lenzi, Gilliam, la liste est longue). Sur ce point, il commence à avoir une sacrée collection sur son Instagram.


 
 

Lui aussi a “Coachilé” l’an dernier, cette année, l’an prochain…


Le Coachella Festival, c’est le meilleur festival au monde pour le magazine Rolling Stone depuis 10 ans. Autant dire qu’il a acquis depuis une sacrée popularité, devenant pour tous les it-boys et it-girls le baptème de feu, les trois jours durant lesquels il faut se faire voir. Autant dire qu’Eli y est très actif, partageant en toute générosité ses photos et ses vidéos, accompagnés du hashtag #Coachile, traduisible littéralement par ‘trainer à Coachella”… Quand on vous dit que c’est un branleur…

 
 

Il a eu sa propre attraction à Vegas


En 2011, Roth s’associe au parc d’attraction Universal Studios pour créer une attraction éphémère inspirée d’Hostel. Fort du succès rencontré, l’année suivante, Eli Roth annonce l’ouverture à Las Vegas de son “Goretorium”, manoir hanté 2.0 où l’on peut se promener dans divers tableaux gores, témoignant de l’imagination débordante du bonhomme.. Et ouais, le mec n’a peut-être que 4 films à son actif, mais il a déjà eu une attraction à son nom. Même si celle-ci a fermé depuis…
 
 

Il prévoit d’adapter une télénovela


Roi de l’effet d’annonce, l’an dernier, alors en pleine promo de la série qu’il produit pour Netflix, Hemlock Grove, Eli Roth avait confié alors avoir prévu de faire une adaptation en anglais de Ataque al Corazon, la fausse telenovela dont il avait tourné un extrait pour la promo d’Aftershock, le film de son pote Nicolàs Lopez dans lequel il joue, et ce, bien qu’il n’ait pour le moment aucune proposition de chaîne de télé. Enfin, l’info date d’un an déjà, et n’a pas eu de suite. Comme la version longue de Thanksgiving, son faux trailer de Grindhouse, qu’on attend toujours, trois ans après son annonce …

 
 

Il a fait une partouze virtuelle géante avec des fans sur un réseau social


En septembre 2009, quelques mois à peine après avoir ouvert son compte Twitter, notre cher Eli s’est fait prendre au piège de la célébrité sur les réseaux sociaux: la proximité en temps réel avec des millions de fans (et autres anonymes). C’est sur la communauté de Oh No They Didn’t! que tout serait parti et aurait dérapé, puis poursuivi sur Twitter et MySpace, Roth se retrouvant sollicité par on-ne-sait combien de femmes, lui envoyant des photos d’elles des plus explicites et l’invitant à un moment d’intimité virtuel… On n’en sait guère plus, si ce n’est une série de tweets où Roth commente la situation, le dernier datant du lendemain matin et arborant fièrement la photo d’un mouchoir… et oui, Eli Roth l’a fait: une nuit entière de cyber partouze avec des centaines (ou plus, seul Eli sait) de nanas. Et loin de lui l’idée de chercher à nier. Interrogé à ce propos lors d’un AMA ( Ask Me Anything) sur reddit, Roth déclara :  » That was a fun night. I fucked the internet… » (« Ca a été une drôle de nuit, j’ai b***é Internet. »), s’expliquant rapidement sur les faits avant de conclure:  » It’s just words on a screen between adults. » (« Ce ne sont que des mots sur un écran, entre adultes »).

 

Toutes ces petites anecdotes révèlent au final le personnage médiatique au delà du réalisateur, de l’acteur, de l’objet cinéma “Eli Roth”. Et ce personnage médiatique, il a beau nous faire marrer, nous paraître cool, on aimerait davantage qu’il fasse de la place au réalisateur, qu’il dépense son énergie à prouver qu’il mérite sa place au panthéon de l’Horreur, ou juste qu’il fasse des films. The Green Inferno débarque sur les écrans US à la rentrée, Knock Knock son prochain film serait déjà en post-prod, la série qu’il produit (et dont il a réalisé le pilote), Hemlock Grove va entamer la diffusion de sa seconde saison. On espère avoir bientôt de quoi faire un article, “Eli Roth s’est sorti les doigts du cul”.

 
 

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.