Critique de Dreamscape

VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce film
Rating: 4.0/5 (1 vote cast)

.

Dreamscape

De Joseph Ruben

Avec Dennis Quaid, Max von Sydow, Christopher Plummer, Eddie Albert, Kate Capshaw, David Patrick Kelly et George Wendt

États-Unis – 1984 – 1h39

Rating: ★★★★☆

Aaaaah le cinéma fantastique des années 80 ! Schwarzy qui s’enlève un œil au tournevis dans Terminator… Le scientifique qui se défigure devant le miroir et la poupée de clown cachée sous le lit dans Poltergeist… Le cœur arraché à vif d’Indiana Jones et le temple maudit… Les poissons rouges dans le bocal en ébullition de Dead Zone… Le croquemitaine qui sort du corps d’un adolescent en pleurs dans La Revanche de Freddy… Les nobles d’un banquet se transformant en loups dans le bien nommé La Compagnie des loups…  Jeff Goldblum perdant un ongle dans La Mouche… Autant de scènes impressionnantes qui m’ont marqué durant mon enfance, soit grâce aux extraits diffusés par Temps X,  la séminale émission TV des Bogdanoff, soit tout simplement en famille devant la télé et le film du mardi soir (le jour où j’avais le droit de veiller tard parce que le lendemain c’était mercredi et qu’il n’y avait pas école). Chouette période !

Je me rappelle aussi d’un wagon rempli de morts dans un décor post-apocalyptique et d’une bonne femme courant dans la nuit, seule et désespérée dans une plaine désolée, poursuivie par un mur de flamme. Ces scènes viennent de Dreamscape, un petit film fantastique sans réelle prétention qui vient explorer les rêves et les angoisses profondes. Voilà que trente ans plus tard, le film refait surface en DVD et Blu-ray par la grâce de Carlotta.

Alors, l’histoire ? Alex Gardner, télépathe un brin cabotin, intègre un programme de recherche scientifique, financé par le gouvernement et visant à projeter des individus dans les rêves des gens. Mais des traitres parasitent le dispositif dans l’optique d’assassiner le président des États-Unis durant son sommeil et de provoquer une guerre nucléaire. Tous les espoirs reposent sur les épaules d’Alex.

Entre l’horreur immatérielle des Griffes de la nuit de Wes Craven et la froideur clinique de Scanners et Dead Zone de David Cronenberg, Dreamscape ne garde des rêves que leur dimension cauchemardesque pour des images oniriques fortes venant ponctuer un récit résolument ancré dans son époque (les 80’s) avec sa scène de cul, sa poursuite en moto, sa menace nucléaire… Bon, trente ans plus tard, la trouille n’est plus vraiment la même que celle ressentie gamin mais le film reste symptomatique de son époque paranoïaque (la peur de tout, enfouie dans la psyché des personnages) et décomplexée (le héros se tape la scientifique en rêve alors que celle-ci lui a déjà dit non dans la vraie vie) culminant dans un final délirant. Ajoutons à cela un casting inspiré (Max von Sydow, Christopher Plummer, David Patrick Kelly déjà aperçu dans Les Guerriers de la nuit)  et du stop-motion rétro à la Ray Harryhausen, et l’on obtient une œuvre fantastique plutôt mordante figurant parmi les plus méconnues des années 80. A redécouvrir, donc !

 

The Vug

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».