10 films de sport à voir à la place de la Coupe du Monde

 
 
 
 

64 matches, 32 jours de compétition. Si, dix ans après, on ne retient que les inoubliables, la majorité de ces matches sont de douces berceuses lorsqu’ils passent à minuit et de biens mauvaises raisons de perdre du temps à dix-huit heure. Le sport est puissant quand il croise la dramaturgie, le suspense, quand il conte l’histoire de fratries, nous rappelle des émotions. Bref. Le sport à la télé, c’est bien, parfois. Le sport au ciné, ça peut être bien tout le temps.

 

He Got Game de Spike Lee  (1998)

 

Tous les adeptes de la balle orange connaissent l’histoire de Jesus Shuttlesworth. Le jeune prodige des bas-fonds – joué par le meilleur tireur à trois points de l’histoire de la NBA : Ray Allen – doit élever seul sa soeur après que son père (Denzel Washington) ait tué sa mère et soit écroué. Alors qu’il est courtisé par l’une des plus grandes universités de l’Etat, son paternel se voit proposer une réduction de peine à condition qu’il convainque « Jesus » de s’engager pour une autre fac. Plus qu’un film, l’oeuvre de Spike Lee, rythmé par le son de Public Enemy, est un mythe des playgrounds.

 

Zidane, un portrait du XXI siècle de Phillipe Parreno et Douglas Gordon (2006)

 

Seize caméras. Quatre-vingt-dix minutes. Un seul homme : Zidane. Plus qu’un match, le 23 avril 2005, deux hommes tentent de transformer une légende en une oeuvre contemporaine. Parfois maladroite, l’esquisse se laisse diriger par les foulées d’une idole, la qualité des images et la réalisation sonore. Véritable nouveauté dans le paysage audio-visuel de la création sportive, il mérite d’être vu, ne serait-ce que pour son originalité.

 

Any Given Sunday de Oliver Stone (1999)

 

« Inch by Inch ». Probablement le plus beau speech que le cinéma sportif ait produit. Al Pacino, en grand maitre qu’il est, joue la partition parfaite de Tony D’Amato, le nouveau coach des Miami Sharks, une équipe de premier ordre à la dérive. Success Story hollywoodienne comme le cinéma étasunien sait en produire mieux que personne, l’Enfer du Dimanche (le titre français) est une ode au sport américain le plus populaire. Le football.

 

Heaven Can Wait de Warren Beattle et Buck Henry (1978)

 

Joe Pendleton est l’une des plus grandes stars du pays. Joueur de football américain dans la grande ligue, son destin bascule lorsqu’il décède des suites d’un accident de voiture. Adulé sur terre, Saint-Pierre refuse sa venue car ce n’était pas son heure. Il le renvoie sur terre alors que son corps a été … incinéré. Bien avant les superproductions hollywoodiennes, Le Ciel Peut Attendre (T.F) est l’histoire d’un homme touché par la grâce, un conte à la fois captivant et touchant. Le seul vrai film Old School de la liste.

 

Coach Carter de Thomas Carter ( 2005)

Une histoire vraie. Du basket. Et Samuel L. Jackson. Ce film ne pouvait pas être oublié. Ken Carter devient célèbre le 4 janvier 1999 lorsque son équipe du lycée de Richmond, passée des profondeurs du classement au statut de prétendant au titre, déclare forfait pour un match officiel car les joueurs n’ont pas de suffisamment bons résultats. Avant cela, il y a tout un vécu. Samuel Jackson et Thomas Carter sont là pour vous le raconter.

 

Le Stratège de Bennett Miller (2011)

Comment une équipe de Baseball peut devenir championne en engageant un statisticien ? Brad Pitt et Jonah Hill vous le démontrent en 3 points : tout d’abord, comptabiliser toutes les stats qui ne sont pas comptées. Ensuite, comptabiliser toutes celles qui sont comptées. Enfin, rappeler dans le générique que ce film est l’histoire vraie des Athletics d’Oakland. Captivant.

 

Rocky de John G. Avidsen (1977)

Connaissez-vous l’histoire de Rocky Balboa ? Jeune boxeur des quartiers de Philadelphie. Celle de Mickey ? 70 ans bien tassés, toujours prêt à prendre un “bleu“ sous son aile. Et celle d’Adrianne ? la jolie vendeuse de l’animalerie. Parlez-leur de Boxe, ils vous parleront de Rocky. Parlez-leur de rêve américain, ils vous parleront de Rocky. Parlez-leur d’une légende, on vous parlera de Rocky. Indéboulonnable.

 

Space Jam de Joe Pytka (1997)

Il y en a un qui fait même rêver les Looney Tunes. « From North Carolina, number 23. Michaeeel Jooordan ». Si ce phrasé n’évoque rien aux plus jeunes, les autres auront surement des étoiles pleins les yeux. Bugs Bunny & co. l’aime tellement qu’ils l’ont volé le temps d’un film pour en faire une hilarante frasque qui, malgré les années, reste un pur bonheur.

 

When We Were Kings de Leon Gast (1997)

Il fut un temps, bien avant le Football, où le sport roi était la Boxe. “Le noble art“ comme disent les Britanniques. L’histoire de cette pratique regorge de mythes; parmi eux, celui de Kinshasa résonne comme celui à découvrir. Porté par Cassius Clay et George Foreman, When We Were Kings est à mi-chemin entre le film et le documentaire. Il nous conte cet épisode mythique de la Boxe au travers de ceux qui l’ont vécu.

 

Million Dollar Baby de Clint Eastwood (2005)

Quitte à finir, autant finir en beauté. Si ce n’est pas un sport movie, Clint Eastwood nous raconte, avec ce génie qui lui est propre, une histoire comme seul la boxe peut en produire. Dans ce film aux cinq oscars, dont celui du “meilleur film“, Hilary Swank bouleverse son auditoire en jouant une jeune boxeuse paralysée des suites d’un accident. S’il faut des tripes pour s’accrocher, Million Dollar Baby n’en reste pas moins une perle cinématographique.

 
 

L’Inconnu

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