Critique de Maléfique

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Rating: 3.7/5 (3 votes cast)

 

Maleficent

De Robert Stromberg

Avec Angelina Jolie, Elle Fanning, Sharlto Copley, Sam Riley

Etats-Unis – 2014 – 1h37

Rating: ★★★☆☆

Dans le royaume de Lande, le pays des fées, vivait la gardienne des lieux : la jeune Maléfique, fée à cornes aux ailes d’aigle. Quand elle rencontre un humain de son âge, Stefan, elle décide de moins appréhender leur monde en espérant que la cohabitation pacifique entre les êtres surnaturels et les hommes soit possible. Mais cela sera de courte durée…

Dans la nouvelle lubie d’Hollywood d’adapter « en live » des contes lus et relus de la culture populaire européenne, les deux Blanche-Neige sortis en 2012, il y a la volonté derrière de les « réadapter » au plus proche de notre réalité. Ce long-métrage n’échappe pas à la règle, en s’inspirant aussi du Monde fantastique d’Oz de Sam Raimi, prequel imaginaire à la célèbre œuvre américaine. Où dans ce film on suit tout le long les péripéties d’un personnage principal qui est recherché et vu à la fin de l’œuvre initiale, le choix est ici de donner le rôle principal au méchant (la méchante) de l’œuvre initiale. D’autant plus que le personnage de Maléfique est plus « fantastique » que « fantasy » (ou fantaisiste). D’un teint pâle et de yeux translucides, Maléfique est dans l’entre-deux: elle a plus à voir avec un ange déchu qui n’a d’autre choix au contact des hommes que de devenir un démon, qu’une allure de sorcière. Qu’elle soit filmée dans l’ombre ou la lumière, elle rappelle le vampire façon romantique, errant dans son spleen et insociable pourtant chaleureuse.

Car si Angelina Jolie porte la dragée haute, en sorcière nonchalante, les seconds rôles peinent (même le trio des fées) à être à sa hauteur au point qu’il n’y a qu’elle que l’on retient. D’ailleurs, le réalisateur laisse souvent durer les plans sur elle. Alors heureusement que les procédés du conte sont assez présents pour ne pas tomber dans la répétition (voix off, romance et trahison) où l’on constate que le monde des enfants (ludisme, euphorie) se confrontent en désespoir au monde des adultes (pouvoir, folie et jugement hâtif). Et de plus, on essaie de constituer un univers de bêtes féeriques en tout genre, animal et végétal, mais cela reste de l’accessoire anecdotique. Par conséquent c’est dans la leçon, la morale que la différence se fait. En effet, le vrai amour se montrerait plus par le lien d’une mère (ou marraine) à sa fille (ou filleule) que dans celui d’un prince fraîchement arrivé tombant raide d’amour d’une princesse entraperçue.

C’est au final un film correct, mais dont l’étonnement et l’originalité ne suffisent pas à nous emporter mais porte un discours frais sur la féminité et assez naïf sur l’innocence enfantine.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…