Critique de Edge of Tomorrow

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Edge of Tomorrow

De Doug Liman

Avec Tom Cruise, Emily Blunt et Bill Paxton

Etats-Unis/Australie – 2014 – 1h53

Rating: ★★★☆☆

La Terre est envahie par une féroce race d’extraterrestres qui met en déroute toutes les armées. Officier américain chargé d’assurer la propagande pour le recrutement des soldats, Cage se retrouve enrôlé de force et envoyé au front. En dépit de sa futuriste mecha-armure, le col blanc se fait rapidement dézinguer… pour se réveiller à nouveau, quelques heures avant sa mort. Enfermé dans cette mystérieuse boucle temporelle, Cage se bat, meurt et se réveille perpétuellement, condamné à trouver la stratégie parfaite pour renvoyer les belliqueux aliens chez eux. En mode respawn, quoi….

Si Oblivion, le précédent film de science-fiction avec Tom Cruise, se nourrissait de Moon de Duncan Jones (la solitude du clone..), ce nouvel Edge of Tomorrow se goinfre quant à lui du deuxième film du fils de David Bowie, Source Code, où un soldat devait revivre le même attentat ferroviaire afin de le déjouer. Hasard ou pas, Edge of Tomorrow ne brille pas par son originalité (en dépit de la présence à l’écriture de Christopher McQuarrie, scénariste de Usual Suspects), se contentant de reprendre à son compte de nombreuses idées et motifs empruntés au cinéma SF récent (la répétitivité des films de Duncan Jones donc, le goût mecha de Neill Blomkamp, les stratégies militaires de World Battle Los Angeles et Pacific Rim…)

Pourtant, au contraire des films de Duncan Jones (promis je lui lâche la grappe après), Edge of Tomorrow prouve que l’on peut être efficace sans la moindre once d’originalité. Se rapprochant parfois du même humour de situation qu’Un jour sans fin, le film de Doug Liman (La Mémoire dans la peau) opte pour un rythme effréné dont seule une machine de guerre hollywoodienne comme Tom Cruise peut assurer un liant de caractérisation un brin crédible (on parle d’un type planqué derrière un bureau qui devient le soldat ultime). Morceaux de bravoure du film, les scènes de combat nous offrent de puissants moments de guerre avec pleins de soldats mecha se faisant trucider dans tous les sens, arrivant à concilier le réalisme de Il faut sauver le soldat Ryan à la frénésie fantastique de Starship Troopers (en beaucoup moins gore, certes).

S’il s’oublie aussi vite qu’il se regarde, Edge of Tomorrow est néanmoins un actioner SF tout à fait recommandable, calibré pour exploiter au mieux les capacités techniques d’une salle de cinéma (un travail sur le son remarquable, une 3D sur les champs/contre-champs donnant l’impression d’une vraie distorsion de la perception du réel) et qui rattrape les splendides mais vaines images de Oblivion. Malin à défaut d’être génial.

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».