11 films que l’on attend d’ici la fin d’année

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Nous voici presque à la moitié de l’année, année riche en surprises et en grosses attentes. Que nous reste t-il à attendre d’ici la fin d’année? Voici un petit panel des films qui nous intriguent, nous rendent impatients et compliquent notre tâche annuelle, déterminer seulement les 10 meilleurs films de l’année. Et il en reste bien encore une dizaine.. au bas mot!

 

Under The Skin de Jonathan Glazer

 


Encore un film avec Scarlet jouant une femme aussi sexy que mutique ? On pourrait se dire oui sur le papier, le pitch rappelant l’autre film à sortir de Scarlet, Lucy de  Besson. Pourtant, le mec derrière Under The Skin n’a rien à voir avec Big Luc et ses prods EuropaCorp. Jonathan Glazer fait partie de ces clippers, ces vidéastes ayant influencé durablement l’esthétique et la représentation de certains groupes, au point d’avoir le droit à son DVD-hommage, comme Gondry, Corbjin ou Romanek. The Universal de Blur, Karma Police de Radiohead, Karmacoma de Massive Attack, ses clips ont marqué leur époque et popularisé Glazer. Après 2 essais peu concluants sur grand écran, Under The Skin marque son retour en salles et présage d’un voyage étrange, d’un OFNI fascinant. Au cinéma le 25 juin.

 

Dragons 2 de Dean DeBlois

 


Le premier Dragon est une vraie merveille, sorti l’année de naissance de Cellulo, il figurait bien évidemment dans notre premier top annuel. Alors forcément, une suite à l’un des meilleurs films Dreamworks, ça a de quoi nous tenir en haleine, même si l’attente dure quatre ans. Dean DeBlois, à qui l’on doit également Lilo et Stich, aura certes pris son temps pour livrer son second opus, mais les premiers retours cannois étant plus que dithyrambiques, il semblerait que ça en vaille largement la peine! Réponse en salle le 2 juillet.

 

The Raid 2 de Gareth Evans

 


Gareth Evans, expat’ britannique domicilié en Indonésie, a fait le pari fou il y a deux ans de livrer un film ultra badass, un actionner digne des 80’s, avec surenchère de combats divers (à mains nues, au couteau, en mode gunfight), un pur produit de testostérone aussi efficace que jouissif. Uppercut mondial, lui valant l’achat des droits pour un remake US dans la foulée, et la possibilité de réaliser une suite. On sort du côté “lieu unique” pour s’attacher davantage à une histoire d’infiltration d’un flic dans un gang de mafieux. De quoi fournir le film de baston de l’été!  Au cinéma le 23 juillet

 

22 Jump Street de Phil Lord et Chris Miller

 


21 Jump Street, Skreemer nous en avait parlé durant des mois, il nous a même carrément tanné pour qu’on le voit (et ça arrive souvent avec Skreemer, il clame la beauté des films à nos oreilles sourdes, puis quand on finit par céder, on reconnaît,parfois mais pas à tous les coups non plus, qu’il avait foutrement raison). Grand bien lui en fasse, car rares sont les comédies US aussi riches dans leur approche, jouant aussi bien sur les comiques de répétitions, de situations, que sur les jeux de mots. Le tandem Jonah Hill / Channing Tatum fonctionne superbement, n’ayant rien à envier aux duos de Bad Boys et autre Leathal Weapons. Alors forcément, une suite, ça nous botte grave! En salles le 27 août.

 

Les Gardiens de la Galaxie de James Gunn

 

Maintenant qu’Edgar Wright a renoncé à Ant-Man, il reste peu de projets excitants dans la longue liste de franchises de Marvel, du moins, de projet suffisamment fou pour se détacher de l’uniformisation mise en place film après film par Disney/Marvel, la double entité à la tête de la geekerie ciné de base. Dans le genre fou, on fait difficilement plus dingue que James “Horribilis” / “Super” Gunn, poulain de Troma s’étant échappé pour perpétrer sa propre vision d’un bis classieux et en accord avec son époque. Super, son dernier film en date, botte les fesses de Kick-Ass, à thème équivalent. Alors autant dire qu’un gaillard pareil à la direction des Gardiens de la Galaxie, alternative mercenaire et spatiale aux Avengers, bande aussi éclectique qu’improbable, rassemblant des mecs comme Groot, l’Homme-arbre ou Rocket Racoon (et oui un raton laveur qui parle), ça vend du rêve. Vu l’humour subtile de Gunn, le résultat promet d’être bien fendard.

 

Mister Babadook de Jennifer Kent

 


Sensation de la dernière édition du festival Gerardmer (où il a reçu les prix de la critique, du public et des jeunes), The Babadook, aka Mister Babadook en VF, est assurément une des plus grosses attentes Horreur de cette année, avec des arlésiennes comme Green Inferno d’Eli Roth ou The Sacrament de Ti West. Contrairement à ces deux métrages, dont les réalisateurs connaissent une certaine notoriété, le film de Jennifer Kent (newbie à la réal qui fut un temps actrice, dans Babe notamment) devrait sortir cet été sur grand écran et devient ainsi le “summer horror flick” 2014. L’an passé, The Conjuring avait su répondre aux exigences de ce titre haut la main. Espérons que Miss Kent nous épouvante avec autant de brio que James Wan (et son incroyable couplet Conjuring/Insidious 2). Sortie prévue pour le 20 août.

 

NDE (Near Death Experience) de Kervern et Delepine

 


En grands fans de fantastique que nous sommes, la NDE, ça nous parle et pour des férus de paranormal shit comme The Vug ou moi même, ça vend même du rêve. Mais quand le sujet est abordé par deux cinéastes foutraques et anar et interprété par cette vieille folle de Houllebecq, on se doute bien que ça ne ressemblera pas aux reconstitutions de “Mystères”. Et c’est justement ce qui promet un sacré trip: Houllebecq, esseulé et au bout du rouleau faisant une expérience mystique sur une montagne. C’est presque un pitch de Jodorowski et on hâte de découvrir ce qu’il en retourne. Réponse en septembre.

 

The Drop de Michael R. Roskam

 

2011. Double impact provoqué à l’Etrange Festival avec Bullhead, révélant le talent de réalisation du belge Michael R. Roskam et d’interprétation de son compatriote Matthias Schoenaerts, le film se retrouvant nommé d’entrée à l’Oscar du meilleur film étranger.  3 ans plus tard, le tandem refait parler de lui avec The Drop, filmé par le premier et mettant en scène le second, sur un scénario signé… Dennis Lehane (soit l’un des plus grands romanciers de polar actuels), dont les romans Mystic River, Shutter Island et Gone Baby Gone, ont déjà été porté avec succès à l’écran. Envolée hollywoodienne pour nos deux Belges, accompagnés pour l’occasion d’un casting de choix, Tom Hardy, Noomi Rapace et le regretté feu James Gandolfini et bénéficiant de la crème de la littérature policière contemporaine comme scénariste. Le 24 septembre en salles.

 

Gone Girl de David Fincher

 


Il y a certains réalisateurs que l’on admire avec une certaine ferveur à Celluloïdz. On est pas mal dans l’équipe à vouer une véritable adoration à David Fincher. Non pas par dévotion aveugle, mais parce qu’il faut avouer que peu de réalisateurs de sa génération parviennent encore à surprendre et à s’affiner. Jamais caricatural, toujours à la recherche de sujets lui permettant d’approfondir les thématiques qui lui sont chères, toujours aussi prêt à prendre les risques les plus fous pour porter ses projets à l’écran. Son entrée dans les années 2010 s’est faite avec Social Network, prouvant une fois encore combien Fincher est à l’affût des évolutions de notre société. Son nouveau film, Gone Girl, est adapté du roman éponyme (Les Apparences en VF), signé Gillian Flynn, et sorti en juin 2012. Mais au final, quand on y songe, Palaniuk n’a publié Fight Club que 3 ans avant qu’il ne soit adapté par Fincher et devienne l’objet culte que l’on connait. Le 8 octobre au cinéma.

 

Interstellar de Christopher Nolan

 


Christopher Nolan fait partie de ces mecs qui ont dynamité le paysage du blockbuster américain, à différents niveaux, notamment avec The Dark Knight, la plus sombre des représentations cinématographiques de Batman, et plus récemment avec Inception, premier gros budget qui lui a été confié pour faire son propre délire, adapter un de ses scenarii. Ce qu’on aime aussi chez Nolan, c’est son approche clinique, ce point de vue scientifique qu’il aime adopter lorsqu’il fait de la Science Fiction. Alors forcément, quand ce savant fou de l’image se penche sur des théories récentes comme celles des trous de verre, où s’entremêlent voyage dans l’espace et dans le Temps. 2001 Part 2, comme dirait The Vug. Reste juste à patienter jusqu’au 5 novembre.

 

Exodus de Ridley Scott

 


Darren Aronofsky nous a livré en début d’année sa vision agnostique du mythe de Noé, mettant en scène un Russell Crowe toute en force et en sagesse. Mais le réalisateur de Black Swan n’est pas le seul à lorgner du côté du blockbuster biblique, ce vieux briscard de Ridley Scott n’ayant jamais été en aussi bonne forme, enchaînant les tournages, Prometheus, Cartel, Exodus avant de s’atteler à la suite de Prometheus, déjà annoncée pour 2016. Ridley Scott, dont la carrière est jalonnée de films cultes, comme de casseroles, a toujours été un excellent artisan, mettant tout son coeur au service de la mise en scène. Avec en prime Christian Bale dans le rôle du prophète, le résultat promet d’être épique. Sortie ciné prévue pour le 24 décembre 2014.

 

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.