Critique de X-Men : Days of Future Past

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X-Men : Days of Future Past

De Bryan Singer

Avec Hugh Jackman, James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Nicholas Hoult, Peter Dinklage, Patrick Stewart, Ian McKellen, Ellen Page, Halle Berry, Omar Sy, Anna Paquin et Evan Peters

Etats-Unis/Royaume-Uni – 2014 – 2h11

Rating: ★★★★☆

Dans le futur, le monde a été ravagé par la guerre qui oppose les Mutants aux robots chargés de les exterminer. Comprenant que leur entreprise a merdé jusqu’à la fin, les X-Men envoient Wolverine dans le passé afin d’empêcher Mystique de faire la grosse connerie qui a provoqué cette fin du monde. Back to the seventies pour le super-héros à rouflaquettes qui doit d’abord réconcilier les jeunes François-Xavier et Magneto pour mener à bien sa quête…

Dans le futur, le cinéma sera ravagé par la guerre qui opposera les Geeks au reste des cinéphiles chargés de leur expliquer à quel point ils ont des goûts de gamins. Comprenant que ses films de super-héros ne lui avaient pas apporté la même crédibilité artistique qu’un Nolan ou un Del Toro, Bryan Singer rebootait X-Men avant de laisser le First Class à Matthew Vaughn. Back to the franchise pour le super-tâcheron qui, en dépit de l’étiquette de pédophile qu’on lui a collé il y a peu, revient en force avec ces Days of Future Past pour réconcilier les jeunes fans des Avengers avec les vieux fans de Usual Suspects

Mélanger les générations de franchise, ça peut être lourdingue. Surtout quand J.J. Abrams a déjà commencé à tirer sur le filon (on trouve du Leonard Nimoy dans son Star Trek et il y aura le tiercé Ford-Hamill-Fisher dans son Star Wars). Ici, cela permet d’accentuer encore davantage la dominante SF propre à la saga X-Men, mutants avant d’être super-héros. Du post-apocalyptique, du voyage dans le temps, des univers parallèles… X-Men : Days of Future Past est particulièrement généreux dans ses ambitions de grand spectacle geek et la mise en scène plate mais parfaitement millimétrée de Bryan Singer permet à cette histoire plutôt dense de se dévorer comme un bon comic et/ou du très bon pop-corn. D’ailleurs, si je notais en pop-corn, je lui aurai sûrement mis cinq, ne serait-ce que pour l’ahurissante séquence de Quicksilver, peut-être la plus jubilatoire du cinéma de super-héros.

Toujours fidèle au canevas de la franchise (les Mutants contre eux-mêmes et le reste du monde), ce nouveau volet délaisse les élans jamesbondesques de First Class pour revenir à un esprit purement comic book, privilégiant des images suffisamment folles (les portails de téléportation de Blink, le stade soulevé par Magneto…) pour contenter  le geek le plus réfractaire. Quelques semaines après le brillant deuxième volet de Captain America, Marvel maintient donc la pression sur son concurrent, engoncé dans un Batman vs. Superman qui fait déjà jaser et un Justice League qui pourrait bien arriver après la bataille.

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».