Critique de la Planète des vampires

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Terrore nello spazio

De Mario Bava

Avec Barry Sullivan, Norma Bengell et Evi Marandi

Espagne/Italie – 1965 – 1h26

Rating: ★★★★☆

L’équipage d’une mission spatiale atterrit en catastrophe sur une étrange planète déserte. En apparence du moins, car les êtres invisibles qui la peuplent peuvent prendre possession des corps. Alors que les membres s’entretuent  un à un sous l’emprise des extraterrestres,  le Capitaine Mark Markary tente de maîtriser la situation.

S’il n’a jamais réalisé un film de vampire classique à la Dracula, Mario Bava a néanmoins toujours affectionné le thème en le prenant sous des angles peu conventionnels. Des  Vampires qu’il coréalise avec Riccardo Freda aux airs gothiques du Baron Vampire, sans oublier la sorcière immortelle qu’interprétait Barbara Steele dans son chef-d’œuvre Le Masque du démon (on vous fera grâce du péplum Hercule contre les vampires), le maître italien a toujours mis un point d’orgue à différencier son cinéma gothique de ce que pouvaient faire à la même période Terrence Fisher ou Freddie Francis pour la Hammer. Troisième film de science-fiction de Bava (mais le seul qu’il signe de son nom), La Planète des vampires propose donc un crossover bienvenu entre SF vintage et revival gothique, soit les deux genres-phare qui ont donné au cinéma fantastique des années 50-60 toutes ses lettres de noblesse.

Alors dans sa période la plus pop (1964-1968), Mario Bava fait de La Planète des vampires – à défaut d’un film SF important – l’un des plus beaux des années 60. Connu pour son sens plastique et ses éclairages somptueux qui rehaussent n’importe quel décor, le réalisateur italien compense ainsi la maigreur du script (une exploration de planète qui mute en survival SF basique), tout en émaillant son film d’images fortes (les paysages de la planète, les tombes futuristes d’où sortent les morts-vivants), voire gore (un vampire exhibant une jolie cage thoracique).

Film mineur mais hautement culte (Dan O’Bannon aura bien du mal à dissimuler ses emprunts pour les scénarios d’Alien et Lifeforce), La Planète des vampires est de nouveau réédité en DVD (pour mai 2014) par Artus Films, à un prix défiant toute concurrence (ouais, finis les anciens exemplaires de la collection «Cinéma de Quartier»  vendus d’occase sur le Net au prix d’un bras !). Après la réédition de Dark Star par Carlotta, 2014 est donc une année de choix pour les collectionneurs de vieilleries SF.

 

The Vug

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Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».