Critique de Divergente

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Divergente

De Neil Burger

Avec Shailene Woodley, Theo James, Ashley Judd et Kate Winslet

Etats-Unis – 2014 – 2h19

Rating: ★☆☆☆☆

Dans un Chicago post-cataclysmique, la société se repose désormais sur l’équilibre entre cinq factions, chacune responsable d’un pan de la société (sécurité, science, politique, production…). Chaque individu est prédestiné à sa caste selon son profil (altruiste, audacieux, érudit…) et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Cependant, il y a les Divergents, des personnes qui ont un profil multiple mettant en péril le système des factions. Comme Béatrice, la pète-sec.

Vendu par sa bande-annonce comme un Hunger Games en mode dickien, Divergente est la nouvelle franchise vache-à-lait se basant sur une saga littéraire en vogue chez les adolescents. De raisonnements dickiens vertigineux sur la nature de la réalité tu ne trouveras point ici puisqu’il s’agit simplement d’une dystopie à courte portée, ponctuée d’une poignée de voyages psychotropes dans le mental de ses personnages. Aucune réelle corrélation entre le modèle sociétal et ses allers retours entre réalité et virtualité si ce n’est pour mettre en évidence un putsch à base de contrôle des esprits lors d’un dernier acte vite expédié.

Que l’argument SF soit vu, revu et re-revu… Après tout, on peut toujours faire de chouettes histoires sur des dystopies convenues. Cependant, l’histoire de Divergente vient suivre la tendance initiée par Harry Potter et qui grevait déjà le premier Hunger Games et même La Stratégie Ender (pourtant adapté d’un VRAI classique de la SF) : à savoir celle de l’ado qui arrive dans une nouvelle institution et se fade avec nous le copieux règlement intérieur avec ses enjeux, ses interdits, ses cérémonies, ses tests d’aptitude, son classement de résultats, ses récompenses, etc. Si cela peut parler à un lecteur adolescent (le cœur de  cible du bouquin de Veronica Roth) pour qui chaque nouvelle année scolaire amène son lot de changements, pour les autres cela devient hélas horripilant de redondance lorsque cela est décliné à outrance sur grand écran. Surtout que ses règles du jeu, Divergente les étale pendant les trois quarts du film. Bref, c’est chiant comme pas possible.

Saupoudrez de puritanisme à la Twilight pour arrondir tous les angles (logique de retrouver l’héroïne enceinte de la série télé La Vie secrète d’une ado ordinaire) et vous obtenez un faux film de science-fiction qui en singe 15 000 autres, d’une durée anormalement disproportionnée pour ce qu’il a à raconter (plus de 2h15 bordel !). Ne comptez donc pas sur moi pour vous parler des prochains volets.

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».