Critique de La Cour de Babel

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La cour de Babel

De Julie Bertucelli

France – 2013 – 1H29

Rating: ★★★★☆

 

Une classe d’accueil de Français pour des jeunes collégiens venus d’ailleurs, apprennent-ils de la même façon que les autres classes académiques de notre école démocratique et républicaine?

Ils sont réfugiés ou exilés politiques, issus des flux migratoires (pour la recherche d’emploi, de meilleur avenir ou meilleur enseignement) ou membres de familles disloquées (divorce ou un seul parent part pour l’étranger), mais on les filme en tant qu’élèves. Et de ce statut d’élève, ils vivent l’intégration voire l’assimilation d’une façon particulière. En effet, de l’apprentissage du français, dans leur classe différente, ils découvrent la différence… Des classes (sociales) « comme si on était des pauvres et eux des riches » disent ces élèves, au point de sentir stigmatisés. Est-ce si grave de mal parler français qu’on est arrivé il y a seulement un an? Le savoir de cette langue ouvre-t-il toutes les portes en France tel que ces élèves peuvent le penser? Seulement si cela s’accompagne d’une conception sociétale.

Et c’est là que leur expérience personnelle peut jouer. Leurs aspirations, problématiques (vie de famille) et déceptions (redoublement, voire la crainte du racisme ou que les membres de l’Éducation Nationale n’agiraient pas avec bonne foi et honnêteté) montrent que ces jeunes ont déjà eu plusieurs vies. On peut d’ailleurs y ajouter, pour cet argument, cette magnifique séquence des différents biens des élèves: une Bible, un Coran, une statue d’ange ou une bande dessinée. À cela se conjugue l’impulsion de créer ensemble (un court-métrage qui concoure partout ou une séance de piscine), permettant un sentiment permanent de ludisme tout au long du documentaire.

Au final, nous regardons une belle jeunesse française, actuelle, loin du film LOL et autres remakes de Guerre des boutons ou autres adaptations déformées/difformes du Petit Nicolas et Boule et Bill. La cour de Babel est assez proche de Tomboy, car ce documentaire au même titre que le long-métrage  de Céline Sciamma réfléchissent sur le monde changeant dont ces jeunes seront les acteurs du futur.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…