Critique de Captain America : Le Soldat de l’Hiver

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Captain America : The Winter Soldier

D’Anthony et Joe Russo

Avec Chris Evans, Scarlett Johansson, Samuel L. Jackson, Robert Redford, Sebastian Stan, Anthony Mackie,  Cobie Smulders et Toby Jones

Etats-Unis – 2014 – 2h16

Rating: ★★★★☆

Après sa décongélation et avoir participé à la sauvegarde du monde aux côtés des Avengers, Captain America est indirectement chargé par Nick Fury de démasquer les membres de l’H.Y.D.R.A. qui gangrènent le S.H.I.E.L.D. de l’intérieur. Aidé dans sa mission par Black Widow et le Faucon, le super soldat n’est pas au bout de ses surprises, notamment lorsqu’il se confronte au nouveau super-vilain indestructible créé par l’H.Y.D.R.A : le Soldat de l’Hiver.

Après les spielbergueries du premier volet réalisé par le sympathique Joe Johnston, Captain America revient au front, délesté en partie de son patriotisme au profit cette fois d’un sens purement moral. En effet, les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale sont passées depuis longtemps et si Captain America n’a pu goûter aux désillusions des années 60 et 70 (Guerre froide, assassinat de JFK, guerre du Vietnam, Watergate et tutti quanti), il constate le décalage entre les idéaux défendus en temps de guerre et ce qu’on en fait en temps de paix. La présence au générique d’un acteur comme Robert Redford, figure de proue du cinéma américain politique des années 70 (Les Trois jours du Condor, Les Hommes du Président) n’est donc pas fortuite.

Derrière le S.H.I.E.L.D. et l’H.Y.D.R.A., il faut bien évidemment voir la C.I.A. et les Nazis – Illuminatis aurais-je même envie d’ajouter ne serait-ce que par les nombreuses allusions auxquelles le film fait  référence (Nouvel Ordre Mondial, codes de société secrète, programme de dépopulation). Dommage que la confusion ne soit pas plus poussée, ramenant les dérives d’un organisme de services secrets surpuissants comme résultante d’une simple infiltration par des « méchants » (bien que le film traite du thème de la récupération des anciens scientifiques nazis par le gouvernement américain). Une vision manichéenne que l’on pardonnera vite dans la mesure où Captain America : Le Soldat de l’Hiver reste un film de super-héros extraordinairement rythmé et généreux (comme Joss Whedon, les frères Russo, connus par la série Community, sont des geeks purs et durs et cela aide souvent dans ce genre d’exercice).

Les 2h15 se boivent donc comme du petit lait, ponctués par des séquences donnant la part belle à tous ses protagonistes (le combat de Captain America dans l’ascenseur, Nick Fury et sa super-bagnole, le Faucon et ses vols acrobatiques, le Soldat de l’Hiver aussi convaincant que le Bane de Nolan, un retour court mais remarquable du docteur Arnim Zola…) Seule Black Widow reste un brin sous-exploitée, reléguée souvent au simple rôle de confidente de Captain America sans que le scénario ne cherche vraiment à exploiter la dimension incertaine de la super-espionne interprétée par Scarlett Johansson (le film parle de confiance, l’idée aurait été pertinente). Mais qu’importe, Captain America : Le Soldat de l’Hiver remplit honorablement, et avec qualité, sa mission de divertissement de masse. Le pop-corn movie du mois.

 

The Vug

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Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».