Critique de Pompéi

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Pompeii

De Paul W.S. Anderson

Avec Kit Harington, Emily Browning, Kiefer Sutherland, Adewale Akinnuoye-Agbaje et Carrie-Anne Moss

Etats-Unis/Allemagne/Canada – 2014 – 1h38

Rating: ★★★☆☆

Vendu enfant comme un esclave après l’extermination de sa tribu celte par l’infâme Corvus, le gladiateur Milo, devenu grand, est amené à Pompéi où il doit combattre pour le festival du dieu Vulcain. Partageant un amour impossible avec Cassia, la fille du maire de Pompéi qui est promise au sénateur Corvus, Milo va devoir combattre comme jamais pour gagner sa liberté. (SPOILER) Mais le Vésuve entre en éruption et détruit la ville en tuant tout le monde (FIN DU SPOILER).

Entre deux Resident Evil, ce bon vieux bourrin de Paul W.S. Anderson s’essaie aux genres en costume. Après avoir tâté de la cape et de l’épée avec Les Trois Mousquetaires, le réalisateur s’attèle cette fois-ci au péplum en donnant sa vision de la plus célèbre des catastrophes antiques. Avec le même plaisir de destruction qu’un Roland Emmerich pour faire passer un blockbuster qui pète dans tous les sens pour un film historique.

 

 

S’appuyant sur le même canevas scénaristique de Titanic de James Cameron, Pompéi prend pour cœur d’intrigue la romance contrariée entre deux êtres de classes sociales différentes, scindant sa trame en deux avec l’éruption du Vésuve comme climax médian. Autant passionné par les combats de gladiateurs que par les spectaculaires caprices de la nature, Paul W.S. Anderson maintient son rythme par une action permanente (avec ou sans Vésuve, ça se tatane la gueule en continu) sans avoir peur de faire dans l’approximation historique. Pompéi est ainsi débarrassé de sa particularité hédoniste (c’était quand même la capitale du sexe de l’Empire Romain!) et les gladiateurs s’étripent en masse dans l’arène (au prix où ils coûtaient, leurs propriétaires ne souhaitaient pas spécialement les voir tomber comme des mouches et les combats avaient des règles précises, plus proches d’un sport que d’un massacre chaotique).

Chaste et volontiers manichéen, Pompéi reste un travail honnête dans ses intentions de divertissement musclé mais toujours familial, porté par un casting solide et de généreuses scènes de destruction. Ce n’est pas très subtil ni exhaustif sur le sujet mais l’ensemble se regarde sans déplaisir. Et puis, cette fascination pour les corps figés dans l’éternité… Allez, ça passe pour cette fois-ci !

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».