Critique de I, Frankenstein

VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce film
Rating: 1.0/5 (1 vote cast)

.

I, Frankenstein

De Stuart Beattie

Avec Aaron Eckhart, Yvonne Strahovski, Miranda Otto, Bill Nighy et Bruce Spence

Etats-Unis/Australie – 2014 – 1h32

Rating: ★★☆☆☆

Après avoir provoqué la mort de son créateur, le monstre de Frankenstein intègre malgré lui l’armée des Gargouilles, des anges lancés dans une guerre éternelle contre les démons. Renommé Adam par la cheftaine des Gargouilles, notre anti-héros va pouvoir expier ses crimes en combattant pour le bien de l’Humanité.

Voici le genre de navet qui arrive à m’attirer dans la salle juste par son titre qui fait naître en moi de multiples fantasmes cinématographique. Imaginez : I, Frankenstein qui mixe la proto-SF de Mary Shelley (Frankenstein) avec  I Robot d’Isaac Asimov, la saga romanesque qui pose les bases des Lois de la Robotique. Soit deux jalons de la SF réfléchissant sur les rapports que peut avoir un humanoïde artificiel avec son créateur, saupoudré ici d’une portée théologique par le nom donné à la créature, Adam, soit le premier des hommes dans la Genèse. Je m’enflammais déjà sur des thématiques d’intelligence artificielle et de création du vivant et du pensant, elles-mêmes prometteuses de questionnements démiurges et autres délires prométhéens… Bah, je me suis bien planté sur l’idée que je me faisais du film parce que, niveau réflexions SF, I, Frankenstein n’en a strictement rien à carrer.

Le délire de I, Frankenstein, c’est surtout celui de Kevin Grevioux, acteur black à la stature impressionnante doublé d’un scénariste de cinéma et de comics. On doit au monsieur la saga Underworld et I, Frankenstein ne fait pas exception au mélange calibré de fantasy, de SF et d’action destiné aux ados (le film est d’ailleurs une adaptation de son comics… oups pardon, de son roman graphique). Si on peut  apprécier que le monstre de Frankenstein soit plus fidèle au roman de Mary Shelley (la créature est intelligente et elle parle normalement)  qu’à l’interprétation de Boris Karloff, on regrettera donc que le film passe autant à côté de ses riches et prometteuses thématiques pour se concentrer exclusivement sur une succession de combats et de destructions de bâtiments.

L’ensemble se regarde certes sans déplaisir mais ressemble à un comics lu trop rapidement ou à la saison entière d’une série TV qui aurait été comprimée pour tenir dans un film de 90 minutes. Les personnages sont par conséquent creux et stéréotypés au possible. Heureusement que le film bénéficie d’acteurs excellents pour les incarner (Aaron Eckhart en tête) et éviter de nous faire bailler plus que nécessaire. Si vous avez moins de 14 ans, ça le fera sûrement entre potes avec un grand saut de pop-corn. Pour les autres, allez voir un vrai film.

 

The Vug

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».