Critique de Piégé

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Piégé

De Yannick Saillet

Avec Pascal Elbé et Laurent Lucas

France/Italie – 2013 – 1h18

Rating: ★★☆☆☆

Quelque part en Afghanistan. Prise en embuscade par des Talibans, une patrouille de soldats français se fait décimée. Les deux survivants, Denis Quillard et Murat se chamaillent au sujet d’une cargaison d’héroïne abandonnée. Mais, dans le feu de l’engueulade, Denis pose par mégarde un pied sur une mine. S’il relève son pied, il explose. Il est grave dans le caca, devant rester debout comme un con tout seul en plein désert, luttant sans pouvoir bouger contre les Talibans, les fatmas en burka,  les chiens errants, les tempêtes de sable, la fatigue, l’ankylose…

Tourné pour trois millions d’euros dans le désert marocain, Piégé vient s’inscrire dans la lignée des survivals statiques comme Buried, dont il partage la thématique de l’occupation occidentale au Moyen-Orient. Servi par une bande-annonce coup de poing, ce premier long-métrage de Yannick Saillet, vieux briscard qui officiait dans le monde du court-métrage depuis vingt-cinq ans, nous a intrigués par son pitch de film de guerre minimaliste. Restait à savoir si le résultat pouvait tenir la route sur un format long.

Piégé, c’est au choix un court-métrage trop long ou un long-métrage trop court… En 75 minutes et des brouettes et avec sa conclusion abrupte, Yannick Saillet opte pour un choix réaliste, soucieux de coller au quotidien des soldats français en Afghanistan plutôt que de faire un survival relevant du film de genre pur et dur, avec moult rebondissements à la clé. Malheureusement sans une direction d’acteurs solide, ces derniers sont de facto livrés à eux-mêmes. Laurent Lucas surjoue l’officier salaud tandis que Pascal Elbé prend sa voix la plus grave pour marquer le poids de la situation. Ajoutons à cela des dialogues plats comme Jane Birkin et on n’est pas loin de rire des personnages et de la situation. Ce qui n’est pas du tout le propos du film.

Je ne m’acharnerai pas plus que nécessaire sur Piégé qui reste louable dans ses intentions mais qui manque cruellement d’âme et de tension pour qu’on puisse être réellement réceptif au calvaire de son personnage principal. C’est bien dommage.

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».