Critique de Paranormal Activity : The Marked Ones

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Paranormal Activity : The Marked Ones

De Christopher Landon

Avec  Andrew Jacobs, Jorge Diaz et Richard Cabral

Etats-Unis – 2014 – 1h24

Rating: ★☆☆☆☆

Jesse vient de terminer ses études. Fraîchement diplômé et passant ses derniers jours d’étudiant chez sa grand-mère (ou sa tante… je m’en rappelle plus et franchement on s’en branle),  il commence à s’intéresser à sa mystérieuse voisine de dessous réputée pour être… (bruit de tonnerre)… une SORCIÈRE !!!

Réalisé par le scénariste des volets 2, 3 et 4 de la franchise la plus statique du found-footage, Paranormal Activity : The Marked Ones est un spin-off, ce qui veut dire que le film forme un nouveau branchement dans la saga pour développer une nouvelle trame. Écrite par le rédacteur qui s’est farci les critiques de Paranormal Activity 3 et 4, la critique que vous êtes en train de lire vous dira volontiers que ce Marked Ones aurait pu s’intituler Paranormal Activity 5 que ça n’aurait dérangé personne. A moins de considérer l’usage de la caméra à l’épaule (j’ai encore failli gerber, devant me concentrer d’un demi-œil sur un coin de sous-titre pour tenir les éprouvantes 90 minutes du film) comme une scission artistique suffisamment importante pour justifier la distinction de ce volet des quatre autres…

Avec ou sans pied de caméra, Paranormal Activity c’est toujours aussi nul, prévisible et inintéressant. On pourrait apprécier le côté plein air, passant autant de temps dehors que dedans (ben vi, les héros se filment en permanence), lorgnant même vers le Chronicle de Josh Trank en raison des super-pouvoirs, d’origine occultes certes, qu’acquiert le héros de l’histoire.

Chassez le naturel, il revient au galop ! Après la X-Kinect, le prix du placement de marque est attribué cette fois ci à… (bruit de tonnerre… oups, je m’embrouille dans mes bruitages… roulements de tambour) la GoPro !  Vous savez, cette caméra qu’on fixe n’importe où comme sur un skate-board, des skis ou même sur le gland pour faire des effets rigolos (attention au dernier exemple qui peut faire mal quand même). Concernant les nouvelles idées, elles se comptent sur les doigts d’un poing fermé. Un rond dans un triangle ? Bon Dieu, j’ai passé suffisamment de temps à glander au bureau sur des sites conspirationnistes pour reconnaître pêle-mêle le signe des Illuminatis, de la Franc-maçonnerie, du Nouvel Ordre Mondial, du haut des Pyramide ou même du dessous de la soucoupe-volante. Bah non, pas ici. Juste un signe à la con pour labelliser la démonologie de comptoir le temps d’une histoire qui cherche à adopter la dimension alternative de la saga V/H/S sans vraiment comprendre comment ça fonctionne. Il y a bien du cul, de la potacherie et un mauvais esprit permanent pour faire jeune et rompre avec la dominante familiale et domestique de l’horreur selon la maison Blumhouse. Mais c’est peine perdue !  Bon, quitte à prendre des résolutions, puisque c’est la nouvelle année aujourd’hui, je prends l’engagement que je ne perdrais plus  de temps à aller voir ce genre de conneries. Paranormal Activity, c’est comme la défonce à la colle ou à l’air sec : j’arrête !

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».