« J’suis grave dans la merde et j’peux pas bouger » en 10 films

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A l’occasion de la sortie de Piégé, où Pascal Elbé campe un militaire ayant posé un pied sur une mine et qui ne peut plus le relever sans se faire exploser la gueule, obligé de rester là comme un con le pied sur sa mine en attendant désespérément les secours, nous avons passé en revue les films qui mettent leurs personnages dans une situation bien merdique où il ne peuvent pas, ou alors très peu, bouger. Place aux thrillers statiques !

 

Misery de Rob Reiner (1990)

Un écrivain à succès se vautre en bagnole en pleine tempête de neige. Recueilli par hasard et soigné par sa plus fervente lectrice, il se retrouve cloué au lit dans une maison perdue au milieu de la forêt. Manque de bol, celle qui l’a sauvé n’est qu’une dangereuse psychopathe très susceptible, du genre à t’écrabouiller le pied à la masse si tu lui bouges sa déco d’un centimètre. En plus, elle aime pas son nouveau bouquin. Autant dire que notre héros devra faire preuve d’une imagination débordante pour échapper à sa tortionnaire. Ce qui est loin d’être simple quand on a perdu l’usage de ses jambes.

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Stuck de Stuart Gordon (2008)

Même les jambes pétées, être coincé dans un lit, cela reste encore confortable. Être encastré dans un pare-brise, c’est en revanche beaucoup moins sympa. Entre les morceaux de verre qui vous rentrent dans le corps et vos fractures ouvertes qui restent à l’air libre pendant des heures, c’est effectivement un long supplice. Encore plus lorsque celle qui vous a renversé en bagnole refuse de vous venir en aide (par peur d’être grondée par les autorités) et qu’elle vous laisse mariner dans son garage. Sans compter le chien du voisin qui vient vous mâchouiller un de vos os qui dépasse…

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Phone Game de Joel Schumacher (2002)

Le bonheur, c’est simple comme un coup de fil. Par contre, être tenu en joue par un sniper qui refuse de vous laisser sortir d’une cabine téléphonique tant que vous n’aurez pas avoué tous vos petits secrets les plus cracras à votre femme et vos clients, c’est pas top du tout. Moi je dis qu’à court terme, il vaut mieux perdre sa femme et sa clientèle que la vie mais pas Colin Farrell. Lui, il hésite un peu, il hésite du genre «j’me tâte,  j’sais pas trop… ». Mais un peu, c’est déjà trop long surtout pour ceux qui attendent que la cabine se libère. Et là, notre Colin, il se fout dans un de ces merdiers…

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Buried de Rodrigo Cortés (2010)

Une des pires angoisses, c’est d’être enterré vivant. Dans le noir, à l’horizontale sans pouvoir étirer un bras : l’horreur quoi ! De quoi hurler jusqu’à devenir fou. C’est ce qui arrive au héros de Buried, un camionneur américain enlevé par des terroristes en Irak. A sa disposition : un téléphone pour négocier lui-même sa libération. Mais, comme on vit dans un monde de merde et globalisé où chacun rejette sa responsabilité sur une autre partie, on pourra toujours crever la gueule ouverte pour obtenir de l’aide.

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Detour  de William Dickerson (2013)

La bagnole, c’est un peu comme un cercueil avec quatre roues. Dans Detour, un type se vautre avec sa caisse qui se fait submergée par une coulée de boue. Sa nana l’attend –  il a même acheté un cadeau pour elle – mais vu que personne ne sait où il est, notre héros est en plein dedans et son portable ne capte plus rien (au contraire du film précédent – preuve que les scénaristes font un peu comme ça les arrange). Bon, je ne vais pas me la jouer trop longtemps avec ce petit film indé américain qui n’est pas encore sorti en France et dont je n’ai vu que la bande-annonce. Mais il colle tellement bien avec le thème de mon dossier…

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Frozen d’Adam Green (2010)

Quand te reverraaaai-jeuh… Pays merveilleeeeux…Dans la catégorie des situations de merde bien débiles, être coincé sur un télésiège vaut également son pesant de cacahuètes. Comme un con, les pieds qui pendent au-dessus du vide, dans le froid et la nuit, oublié du reste du monde. Avec Jean-Claude Dusse, c’était bien marrant. Avec Adam Green (rien à voir avec le chanteur folk new-yorkais), c’est toujours aussi con mais c’est beaucoup plus gore. On s’arrache la peau qui a adhéré à la rambarde à cause du gel, on se pète les tibias en voulant sauter du télésiège puis on se fait bouffer par les loups. Mais surtout, on se pèle mortellement le cul.

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127 heures de Danny Boyle (2010)

A peine sorti de Decathlon, James Franco court comme un taré dans les gorges de l’Utah, à la recherche de sensations fortes et de grands espaces. Il n’aura que les premières puisqu’un bloc de pierre lui tombe sur le bras et qu’il n’arrive pas à le dégager. Bon, la solution est simple : il suffit simplement de s’amputer le bras avec un objet coupant (un couteau si vous avez, même en plastique, ou alors une pierre pointue). Mais on peut comprendre qu’il hésite longuement à passer à l’acte, quitte à boire sa pisse et se taper quelques hallucinations pour patienter. Moralité (et je prends ma voix de Gérard Holtz pour l’occasion) : en pleine nature, NE-PAR-TEZ-JA-MAIS-SEUL !

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Bait de Kimble Rendall (2012)

Être coincé sur les étals d’un supermarché inondé par un tsunami, c’est pas banal. Avoir des requins qui se baladent au milieu des rayons, ça l’est de surcroît encore moins ! Les protagonistes de ce survival australien (pléonasme) font les frais de cette improbable situation, ce sympathique nanar tenant toutes ses promesses de film-catastrophe bien con. J’aurai été un des personnages, j’aurai pris un gros jambon sur lequel j’aurai vidé deux ou trois bouteilles de soude pour déboucher les canalisations et vlan ! Dans la gueule ouverte du requin et «Bon appétit, connard !» (c’est ma punchline pour l’occasion).

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L’Odyssée de Pi d’Ang Lee (2012)

Encore plus con est l’idée de monter sur un radeau de fortune avec une hyène, un orang-outan, un zèbre et un tigre du Bengale. La hyène tue le zèbre et l’orang-outan. Le tigre bouffe la hyène et vous regarde ensuite avec une attitude des moins rassurantes. La solution pour s’en sortir est de faire copain-copain avec le fauve. Easy la praline ! Surtout quand tout cela n’est qu’un gros mytho allégorique pour dissimuler une sombre histoire de meurtres entre naufragés…

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Devil de John Erick Dowdle (2010)

La panne d’ascenseur : un grand classique ! Quand le Diable en personne fait partie des occupants, ça rajoute autant de piment qu’une sauce salsa sur une chips tortilla. Trouver qui est le Diable sur les cinq personnes de l’ascenseur : en voilà une bonne idée pour occuper le temps en attendant les secours ! Bon, faut être sensible aux bondieuseries pour que ça fonctionne vraiment ce genre de délire. Puis, c’est pas évident de démasquer Satan parmi les occupants et de procéder par élimination au fur et à mesure des morts violentes, surtout si le Diable trompe son monde et se cache parmi les premières victimes. C’est pas pour rien qu’on l’appelle le «Malin» !

 

The Vug

 

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».