Films d’Horreur français & affiches vintage




On se demandait il y a quelques temps où était passé le cinéma horrifique en France. Après une salve plus ou moins réussie qui a déferlé entre (grosso merdo) 2003 et 2011, le genre semblait essouffler, ou du moins avait perdu de l’engouement des différents maillons de la vie d’un film, producteurs, distributeurs, exploitants et même public.


Néanmoins, le cinéma d’horreur français n’en est pas pour autant mort et enterré. Il survit, à l’abri des festivals, dans nos contrées et dans certaines plus éloignées, qui permettent au film de vivre, de se faire connaître et par moment, d’obtenir une sortie confidentielle dans quelques cinés ou directement dans les bacs DVD. Et depuis quelques temps force est de constater que la plupart de ces films partagent ce même goût pour les affiches rétro, internationalement reconnaissable et totalement dans l’ère du temps de l’Age d’or du vintage!


Amer d’Hélène Cattet et Bruno Forzani

Le duo franco-belge Hélène Cattet et Bruno Forzani se sont faits connaitre de la presse spécialisé en 2009 en livrant un objet filmique des plus étranges, Amer,  méta-giallo sensitif et conceptuel. L’affiche rend directement hommage à l’Age d’or du Giallo et à son plus grand représentant, le grand Dario Argento, n’étant pas sans rappeler les affiches de ses films les plus cultes. Délibérément 70’s, cette affiche préfigure l’hommage fidèle qu’ont souhaité rendre les deux réalisateurs au maitre du genre et aux codes de ce dernier. Preuve encore de la cinéphilie fort pointue des deux cinéastes.


L’Etrange couleur des larmes de ton corps d’Hélène Cattet et Bruno Forzani


Pour leur nouveau film, qui poursuit leur exploration d’un cinéma sensoriel, l’approche vintage se veut plus classieuse, le graphisme n’étant pas sans rappeler les sublimes affiches d’Alfons Mucha. Une très belle affiche influencée par l’Art Nouveau pour un film aussi sensitif et encore plus architectural qu’Amer. Et une des plus belles affiches de ces dernières années!


The Theatre Bizarre – collectif


Là encore, cette anthologie est une affaire de connaisseurs. Produit par Metaluna Productions, boite du mythique Jean Pierre Putters, véritable figure de la presse de ciné de genre en France, The Theatre Bizarre regroupe une poignée de réalisateurs, confirmés, adoubés ou encore novices mais déjà repérés pour leurs qualités évidentes. Une anthologie rendant hommage au Grand Guignol, genre théâtral disparu mais dissout dans la culture pop horrifique depuis, ne pouvait qu’avoir une affiche à la hauteur de cette nostalgie.  Bien sûr, l’apport français tient plus de la production que de la réalisation, mais la référence première, elle, est bien française. Ainsi, parmi les affiches divulguées sur le net (celle retenue pour l’exploitation salle/DVD restant la plus générique), on trouve cette belle affiche peinte, se référant à une époque bien plus lointaine, celles des spectacles du Théâtre Grand-Guignol, concept typiquement français.


Aux yeux des vivants d’Alexandre Bustillo et Julien Maury


Autre production Metaluna, Aux Yeux des vivants de Bustillo et Maury ( A l’intérieur, Livide) se dévoile également sous les traits d’une affiche vintage. Cette fois-ci, ce sont les comic books horrifiques à la « Tales From the Crypt ». Référence avouée à ces comics des 50’s ou à la série télévisée de la fin des années 80, Aux Yeux des vivants promet de narrer une bien sombre aventure, que l’on espère mâtiner de cet humour macabre qui caractérise le matériel original.


Dead Shadows de David Cholewa


Une affiche très 80’s pour cette bobine très inspirée par le cinéma bis de cette décennie. Le film met notamment en scène Rurik Sallé, ex membre de l’équipe Mad Movies, devenu depuis un des piliers de Metaluna Magazine aux côtés de Jean-Pierre Putters.  Après avoir été présenté en festival en 2012, le film devrait connaître une sortie directement en DVD.


Dark Touch de Marina De Van


Là encore, Dark Touch a fait son chemin en festival avant d’avoir une date de sortie arrêtée (le 19 mars 2014), en salles de surcroit. Comme il est de mode de faire dans l’affiche rétro, le film de Marina De Van n’échappe à la règle. Bien que le film soit très inspiré par le grand Dario et son homologue américain De Palma, cette affiche n’est pas sans rappeler celles des expressionnistes allemands, comme Le Golem ou Caligari.

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.