7 B.O super classes à écouter comme un album

 

 

La musique est primordiale dans un film, les musiques extra-diégétiques permettant d’instaurer une ambiance, de créer du suspense en éveillant une certaine tension chez le spectateur. Il arrive également que la musique prenne une importance si capitale dans un film, qu’elle en devient le sujet central et ces bandes originales sont bien souvent conçues et pensées comme des albums à part entière. Voici donc 7 BO tellement soignées qu’elles constituent de supers albums!

 

Le Lauréat (1968)


Outre les morceaux instrumentaux très classes de Dave Grusin, ce qui a popularisé sans conteste cette B.O reste l’implication du duo folk absolu, Simon & Garfunkel. A la pop 60’s très shiny des instru très classiques de Grusin, répond la folk blues de Whew ou The Big Bright Green Pleasure Machine et l’incroyable mélancolie de Sound of Silence, April Come She Will ou Scarborough Fair, qui ont fait connaître mondialement les deux compères. Ajoutons à cela le tube Mrs Robinson, une des rares chansons composées pour l’occasion, qui reste encore à ce jour un de leurs titres les plus connus, autant de raisons qui expliquent que la B.O ait connu un tel succès à sa sortie et ait largement contribué à rendre culte le film de Nichols.  Avec une chanson sur deux écrit de leur plume, provenant pour la plupart d’albums antérieurs, Art et Paul offrent un best of de la plupart de leurs premiers hits.

 

The Harder They Come (1972)


The Harder They Come est typiquement l’exemple d’une B.O étant devenue plus importante encore que le film auquel elle appartient. Preuve en est, elle a participé à la popularité du reggae aux Etats-Unis et fait connaître Jimmy Cliff, autre ambassadeur mondial de la culture jamaïquaine. Là encore, Jimmy ne compose pas entièrement ses morceaux présents sur la B.O, à l’exception de la chanson éponyme, The Harder They Come. En dehors des morceaux de Cliff, le réalisateur  Perry Henzell a souhaité rassembler les tubes et stars reggae du moment, comme Desmond Dekker et Toots and the Maytals, ou les mythiques The Melodians. Bien que seule la moitié de la B.O soit composée de morceaux de Cliff, elle demeure assimilée à la discographie du chanteur.

 


The Wicker Man (1972)


On peut opposer la folk moderne de Simon & Garfunkel à la folk plus traditionnelle de la bande originale de The Wicker Man. Composé par Paul Giovanni, interprété par un groupe éphémère formé autour de lui pour l’occasion, Magnet, cette BO recèle de très belles pépites de folk celtique, inspirées par ou reprenant des chants et musiques traditionnels datant parfois du 13e siècle. On trouve ainsi de vrais bijoux folk comme Corn Rigs mais surtout Gently Johnny, absente du montage final, mais apparaissant dans un director’s cut et la réédition de la BO en 2002. Interprétées entre autres par Paul Giovanni, certains morceaux bénéficient de l’apport du grand Lord Summerisle, Christopher Lee en personne ayant participer à l’enregistrement de certaines chansons qu’il chante de sa légendaire voix caverneuse. Rien que ça, ça en fait un objet culte!


 

Superfly (1972)


L’une des grandes forces du cinéma d’exploitation des 70’s réside dans cette approche de concevoir la B.O comme un album, s’attachant ainsi les services et le savoir-faire de musiciens ou de groupes qui aideront à offrir une vraie personnalité au film, un univers unique. Ainsi, après le Shaft d’Isaac Hayes, le Superfly de Curtis Mayfield apparaît comme l’une des bandes originales les plus marquantes de la blaxploitation, ayant largement contribué à l’essor et à la popularité du genre. Considéré encore maintenant comme un des albums concept de soul les plus marquants de l’époque, Superfly est un chef d’oeuvre, recelant de belles perles comme Pusherman, Give Me Your Love ou le tube éponyme Superfly!

 

Phantom of the Paradise (1974)


Phantom of the Paradise est probablement l’un des chefs d’oeuvre de son auteur, Brian de Palma. Film complet et impeccable sur la forme comme sur le fond, Phantom est rapidement devenu un film culte et emblématique de son époque et son incroyable bande originale n’y est pas étrangère. Entièrement écrite et composée par Paul Williams, à qui de Palma confia le rôle de l’iconique Swan, elle se compose de chansons originales inspirées par les différents courants musicaux coexistant à l’époque, du rockabilly vintage au glam rock flamboyant, en passant par les morceaux pop-folk ou piano/voix de la cantate de Winslow. Interprétées tour à tour par les trois comédiens phare du film, Jessica Harper, feu William Finley et Paul Williams, la BO recèle de vraies perles comme Special to Me, chanson du casting de Phoenix, Upholstery, ou Faust, chanson totem de Winslow/ Phantom. Un vrai voyage dans les early 70’s sublimées.


 

Spinal Tap (1984)


Film cultissime de Rob Reiner, Spinal Tap narre le déclin d’un vrai “faux groupe” de hard rock, Spinal Tap. La B.O, This is Spinal Tap, est composée comme un album du groupe éponyme, l’album ultime du  groupe ultime de Hair métal. Véritable usine à tubes, de Hell Hole à Big Bottom, en passant par l’improbable “Stonehenge”, la bande originale fonctionne comme une anthologie, chaque chanson balayant un style de rock précis, comme le groupe balaie divers modes du rock (le blues avec Gimme Some Money, le slove patriotique avec America, la ballade folko-rock british avec Cups and Cakes ou la ballade psyché avec Flower People. A l’image des Rutles, Spinal Tap soigne sa B.O, lui conférant des allures d’anthologie extraordinaire du rock!

 

The Dangerous Lives of Altar Boys (2002)


“C’est quoi ce film?” me demanderez-vous (et vous seriez en droit de le faire), ce à quoi je ne pourrais que vous répondre “Aucune idée, mais la BO, elle déchire”, et là est tout le sujet de cet article! Pourquoi elle déchire ? Parce que c’est Josh Homme (“Dieu” pour les initiés) qui l’a composé de ses doigts magiques, livrant ainsi un son proche de ce qu’il développe à cette période dans son groupe phare, les Queens of the Stone Age, l’amorce plus rock ballad déjà entamée avec certains morceaux de l’album Song for the Deaf et qui sera concrétisé avec l’album suivant, Lullabies to Paralyze, tout en gardant ce goût pour le gros son stoner qui a fait sa renommée. Outre les morceaux écrits spécialement par Josh Homme ( le génial All The Same, le mélancolique Stoned et la bombe instru Atomic Trinity), la BO comporte également le mythique On the Road again de Canned Heat ou encore Do for The Others de Stephen Stills.

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.