Critique de The Battery

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The Battery

De Jeremy Gardner

Avec Jeremy Gardner, Adam Cronheim, Niels Bolle, Alana O’Brien

Etats-Unis – 2012 – 1h40

Rating: ★★★★☆

Alors que l’Humanité est frappée par une mystérieuse contamination, deux anciens joueurs de base-ball parcourent les États-Unis afin de survivre.

Sur le papier, le pitch de The Battery ressemble à tous les films de contamination post apocalyptiques. Premier film d’un touche à tout, Jeremy Gardner, officiant ici en tant que scénariste, réalisateur, producteur et acteur principal, The Battery s’apparente de prime abord à ce que nous appelons affectueusement entre nous les « films de genre Sundance », souvent des drames déguisés en film de genre très chiadés, faits de bric et de broc entre potes pour un budget riquiqui. Au final, cela donne du bon comme du mauvais, révélant les talents innés des uns et les caractéristiques des poseurs des autres.

A ce petit jeu, Jeremy Gardner s’en sort à merveille, son film regorgeant d’idées brillantes, aussi bien dans l’écriture que dans la mise en scène. Faisant de son monde post-apo une promenade au grand air, en pleine nature et de ses zombies, une menace silencieuse et presque invisible, le jeune réalisateur réussit à renouveler un sous genre et un motif éculé par une décennie entière d’omniprésence, tout support confondu, que ce soit comics, jeux video ou séries télé. Prenant les codes du film de contamination pour acquis chez son audience, Gardner évite les scènes obligées pour le genre, ne montrant jamais de dévoration de tripailles et autres joyeusetés gore habituelles.

Le sujet même du film n’est pas là mais réside dans la relation entre les deux protagonistes, Ben et Mickey, ces deux anciennes stars du base-ball devenues tout l’une pour l’autre et se devant de vivre ensemble pour survivre. Cette relation, Gardner la fait évoluer et grandir à l’écran, nous plongeant dans l’intimité de cette amitié, entre celui qui s’est fait à la fin de la société telle qu’elle était avant l’épidémie et qui cherche à avancer et celui qui se refuse à quitter ses rêves de vie normale.

Sans jamais être anxiogène ni réellement horrifique, The Battery offre de nombreux moments de légèreté, parfois réellement comiques, dénotant de l’humour de son auteur, qui se révèle être également un excellent acteur. Souffrant de quelques longueurs, bien souvent inhérentes à ce genre de métrage, le film n’en livre pas moins de très belles séquences, certaines d’une ingéniosité folle, l’immense morceau de bravoure restant la séquence de la voiture encerclée de zombies, génialement menée sur le fond comme sur la forme.

 Tourné en deux semaines et pour un budget de 6000 dollars, The Battery est une belle découverte, fraiche et sans prétention, dotée d’une mise en scène et d’une écriture ingénieuse.

 

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.