Critique de Hunger Games – L’embrasement

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The Hunger Games – Catching Fire

de Francis Lawrence

Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Woody Harrelson, Jenna Malone, Sam Claflin

Etats-Unis – 2013 – 2h26

Rating: ★★★★☆

Revoilà Katniss et Peeta pour une tournée dans tous les districts du pays, en tant que derniers vainqueurs du Hunger Games. Mais quelque chose se trame en fond, toute personne du public les accueillant faisant le signe de ralliement (les trois doigts levés) se fait automatiquement arrêté et exécuté. La répression est donc de plus en plus en plus dure et Snow, chef d’Etat totalitaire et fasciste, veut la mort de Katniss, symbole d’espoir et de révolution…

Œuvre cinéma divisant les geeks et les nerds, certains y voient un plagiat de Battle Royale ou tout simplement une franchise pop-corn bien huilée (quoique le succès du premier opus fût une surprise), le nouveau réalisateur, Francis Lawrence, veut prouver son honnêteté en continuant le travail de Gary Ross. Le film possède par conséquent une dimension bien plus politique, où le pouvoir en place a droit de vie et de mort sur tous. Le tout est diffusé à la télévision, en réflexion simple sur le fascisme du spectacle, en écho aux « allos », aux Kardashian et autres bouffons de la république du paysage audiovisuel français. Vous savez cette télévision qui en appelle à ce qu’il y a de plus vil en nous et nous flatte de ne pas être aussi abjecte que ces personnes-personnages de toutes ces nouvelles émissions malhonnêtes et moyennement drôles.

Et tout ceci fait partie d’un système, et comme vous le savez aussi , le système ne peut être changé, réformé de l’intérieur, mais il peut être ms en échec, car il y a toujours une faille. Et cette faille, ce sont les Hunger Games. Comment toujours attirer le public à regarder une énième édition d’un programme? Changeons les règles, comme dans notre réalité, comme dans leur dystopie. En effet, les anciens vainqueurs se retrouvent à nouveau dans l’arène, dont une du troisième âge, avec leurs tics, leurs tocs et leur traumatisme, ou non. Avec un nouveau maître du jeu (Philip Seymour Hoffman, celui qu’aurait pu être le meilleur acteur du monde…), il se montre bien plus cruel, sournois et mystérieux. De plus, on fait intervenir plus d’événements extérieurs (brouillard empoisonné, babouins…) car les participants semblent être animés par autre chose que le jeu…

Une suite étonnante et intrigante pour la fin, avec Jennifer Lawrence toujours extraordinaire et Josh Hutcherson de plus en plus épais, d’autres seconds rôles ne sont pas en reste. Blockbuster de fin d’année.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…