Critique de Machete Kills

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Machete Kills

De Robert Rodriguez

Avec Danny Trejo, Mel Gibson, Amber Heard, Michelle Rodriguez, Charlie Sheen, Sofia Vergara, Antonio Banderas, Demian Bichir, Cuba Gooding Jr., Tom Savini, Vanessa Hudgens et Lady Gaga

Etats-Unis/Russie – 2013 – 1h47

Rating: ★★★★☆

Machete is back ! Recruté par le Président des États-Unis en personne, Machete part au Mexique pour remonter le réseau d’un trafic d’armes de destruction massive. Son chemin va le mener droit vers Luther Voz, un inventeur fou qui veut détruire la planète.

Dès la fausse bande-annonce d’ouverture annonçant l’éventuel prochain volet de Machete (Machete Kills in Space), Machete Kills prépare son spectateur à la mutation qui va s’opérer sur le personnage désormais culte incarné par Danny Trejo. Apparu dans la franchise Spy Kids, Machete devenait grindhouse le temps d’une fausse bande-annonce avant de s’imposer dans la culture populaire lors d’un des longs-métrages les plus sympathiquement gore de ces dernières années. Abandonnant la critique sociale du premier volet, Machete Kills fait définitivement basculer la franchise dans le comics pur, joignant le fantastique de Planet Terror au grand n’importe quoi jamesbondesque de Spy Kids. Car avec ce deuxième épisode, Machete passe de héros grindhouse à super-héros grindhouse.

A super-héros répond super-vilains et Machete Kills les multiplie à outrance en allant crescendo dans le fantastique. D’abord un chef révolutionnaire bipolaire (super-gentil/super-méchant) dont le cœur est relié à une bombe. Ensuite un tueur qui change régulièrement de visage, suivis de clones karatéka pour arriver au big boss Luther Voz, super-vilain à la James Bond pouvant voir l’avenir, interprété avec la plus grande classe par Mel Gibson. On regrettera que certains personnages ne servent strictement à rien sinon donner un goût local (Desdemona et ses girls), justifier une blague (Osiris Amanapur) ou poser les futurs rails SF de la série (le Président des États-Unis d’une Amérique uchronique, adepte de marijuana et d’armes à feu, interprété par Charlie Sheen). Trop de caméos tue le caméo donc même si on ne crache pas sur ce fantasme cinématographique que vient assouvir le combat entre deux des actrices les plus talentueuses du cinéma de genre : Amber Heard et Michelle Rodriguez. S’il n’y avait qu’une raison d’aller voir le film, ça serait d’ailleurs celle-là.

Certes, Machete Kills est un cran en dessous de son prédécesseur qui savait être déjanté tout en restant cohérent dans sa thématique (les rapports frontaliers entre les États-Unis et le Mexique). Tout comme Quentin Tarantino, Robert Rodriguez souffre du même enrayement postmoderniste, devenu mécanique depuis Grindhouse avec cette obsession un peu insistante à vouloir refaire à tout prix le cinéma d’hier. Heureusement que Rodriguez surenchérit dans les doses (la deuxième partie fait oublier la première) car, en dépit de ses nombreux travers, on ressort quand même content de Machete Kills qui se révèle généreusement délirant pour nous faire oublier sa vacuité totale. Bref, c’est con mais c’est bon comme du pop-corn.

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».