Critique de Insidious: Chapitre 2

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Insidious: Chapter 2

de James Wan

avec Patrick Wilson, Rose Byrne, Barbara Hershey, Lin Shaye, Steve Coulter, Leigh Whannell, Angus Sampson

Etats-Unis – 2013 – 1h46

Rating: ★★★★☆

Belle période pour l’Epouvante – Horreur que ce début d’années 2010, tant les artisans du genre sont prolifiques.  Preuve en est de nouveau,  avec cette nouvelle bobine signée James Wan, qui, hasard de calendrier ou pas, sort son second film de l’année, quelques mois à peine après la sortie de son très réussi Conjuring.

Second cru James Wan 2013, second film de fantômes également et suite de son précédent succès, le déjà culte Insidious, Insidious Chapitre 2 a de quoi s’attirer les foudres des plus sceptiques. Fort heureusement pour nous, James Wan n’est décidément pas le tâcheron annoncé par ses détracteurs et une fois encore, le cinéaste parvient à livrer un film encore plus abouti que le précédent, ayant pris note des reproches faits à son premier chapitre, s’amusant même à combler les plot holes que son pote Whannell avait pu laisser.

Insidious Chapitre 2, comme l’indique son titre, est donc la suite directe du premier opus. L’intrigue, après une scène d’ouverture / flashback de Josh (Patrick Wilson) enfant, débute quelques heures à peine après le rituel qui constitue la fin d’Insidious. Bien conscients du potentiel fou qu’apportait le twist final du premier film,  Wan et Whannell, son scénariste, en ont profité pour choper la perche, débarrassés de la mise en place de l’intrigue et des personnages, déjà connus des spectateurs. En résulte une succession vertigineuse de scènes d’épouvante, un jubilé d’effrois et de frayeurs, allant du simple jumpscare (mais toujours ingénieux et imprévisible) à de longues séquences cauchemardesques, dont seul Wan a le secret, sans que jamais ne retombe la tension.


Délaissant la virulence bruitiste du premier volet et le classicisme rétro de Conjuring, le réalisateur et son scénariste n’en n’oublient pas pour autant leur but premier: surprendre et terroriser. Et à ce petit jeu, il faut dire que le duo se bonifie, Whannell en parvenant à mieux intégrer le délire duo de geek et petites jokes (sans jamais casser la tension) et Wan en se surpassant niveau inventivité de mise en scène. Rien n‘est jamais prévisible dans ce Chapitre 2, ni les jumpscares, ni les twists. Jouant sur les différentes temporalités et espaces, de manière bien plus ingénieuse que dans Insidious, le film distille et affine ses références, reprenant des scènes de Carnival of Souls de Hank Harvey ou de Shining de Kubrick, comme s’ils étaient devenus des motifs horrifiques. Affinant sa mise en scène, Wan regorge d’inventivité, utilisant avec intelligence le found footage dans une scène littéralement Blair-witchienne, les sur-cadrages ou le hors champ, parvenant à générer la peur en un instant et à chaque instant.

Fort d’un scenario plus solide et travaillé que le premier film, Insidious Chapitre 2  ne se contente pourtant pas de simplement rectifier les défauts du précédent, mais lui offre une seconde partie, tel un immense climax. C’est aussi joussif qu’effrayant et les amateurs d’épouvante et fans de James Wan ne seront, une fois encore, pas déçus du voyage. Et oui Vincenzo Natali, c’est ça que l’on appelle faire peur…

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.