12 films pour un Halloween Celluloïdz

 
 
 

On s’est plongé dans les archives de l’ère Celluloïdz (2010-maintenant) afin de vous trouver les dix films qui nous ont fait le plus frémir durant cette période. Totalement subjectif, certes, mais complètement flippant!

 
 

Citadel (Ciaran Foy)

L’insécurité, ça vous parle ? Avez-vous déjà baissé la tête en croisant des jeunes de cité en capuches, vous surprenant vous-même de regretter d’avoir choisi tel itinéraire et priant qu’il ne vous arrive rien ? Avez-vous-même déjà été agressé pour rien du tout alors que vous ne faisiez que vous balader ? Petit miracle splatterpunk, Citadel explore ces questions délicates de violences urbaines, sans sombrer dans le manichéisme réactionnaire,  faisant de ces cités de banlieues à l’abandon des no man’s land où l’être humain n’a plus sa place.

 
 

The Conjuring (James Wan)

Non content d’avoir réussi à battre des records de fréquentation avec son Insidious, James Wan remet le couvert avec The Conjuring, métrage de ghost story tourné dans l’ordre chronologique du scénario et inspiré par des faits et personnes réelles, Ed et Lorraine Warren. La réalité s’entremêle avec la fiction et Wan cherche à être le plus crédible et réaliste possible. Résultat final : un des films de fantômes les plus flippants jamais réalisés.

 

 
 


La Dame en noir (James Watkins)

Un notaire doit retrouver des papiers importants dans une vieille baraque isolée du reste du monde par les marées. Manque de bol pour Daniel Radcliffe : la maison est vénère hantée !  John de Mol (oui, le mec d’Endemol, responsable du déclin culturel télévisuel des années 2000) s’offre la résurrection de la mythique firme Hammer et laisse le surdoué de l’épouvante James Watkins (Eden Lake) nous embarquer pour un tour de train-fantôme particulièrement efficace.

 
 

The House of the Devil (Ti West)

Ti West fait partie actuellement des cinéastes d’horreur les plus brillants. Preuve en est, ce bijou d’épouvante qu’est The House of the Devil, qui, jouant sur le côté rétro de son histoire, fait preuve d’une sacrée modernité. Très proche d’un Carpenter ou d’un Argento belle époque, le film frappe par la virtuosité de sa mise en scène, dénotant du potentiel incroyable de son réalisateur.

 
 

Insidious 1&2 (James Wan)

Difficile désormais de dissocier les deux (voire les trois si l’on compte aussi The Conjuring) tant les deux volets de Insidious, fleuron artistique conciliant les thématiques maisons du studio Blumhouse (les images vidéos, les activités paranormales, les maisons, la famille) à la maestria technique de James Wan pour faire de l’épouvante, tapent dans le mille. Revisitant la maison hantée moderne comme Shining et Poltergeist, celle toute neuve où les portes ne grincent jamais, James Wan pousse le genre à son paroxysme, s’imposant comme le meilleur réalisateur classique de la discipline.

 
 

The Lords of Salem (Rob Zombie)

Parmi ceux qui ont participé à l’essor horrifique des années 2000, Rob Zombie tient une place particulière. Déjà vidéo-clipper de son groupe de métal White Zombie, Robert Bartleh Cummings  a essuyé les revers de son diptyque Halloween pour livrer The Lords of Salem, véritable perle baroque, égalant (voir surpassant selon certains) son masterpiece, The Devil’s Rejects, et supposé dernier film d’horreur du cinéaste, ce dernier ayant décidé d’explorer d’autres genres.

 
 

Pontypool (Bruce McDonald)

Une invasion de zombies d’un nouveau type vécue depuis la cabine d’enregistrement d’une radio locale par un cowboy DJ. Dans Pontypool, la contamination, tout comme l’épouvante, passe par le son, élément incontournable à tout bon film d’horreur. Les envoyés spéciaux s’affolent au micro, les zombies se multiplient sans qu’on puisse voir quoi que ce soit et l’apocalypse se rapproche, lentement mais sûrement. Ultra-efficace.

 
 

Tomie Unlimited (Noboru Iguchi)

Manga horrifique créé en 1987, Tomie a fait l’objet de maintes adaptations ciné depuis la fin des années 90. Dernière en date, Tomie Unlimited du totalement barré Noboru Iguchi, inédit en France, regorge de séquences tout aussi terrifiantes qu’elles sont étranges (la tête de Tomie sortant d’une poubelle, la poursuite par des mini têtes volantes, etc), jouant sur le grotesque (dans le sens littéraire du terme), horrifiant tout en surprenant.

 
 

V/H/S 1&2 (Collectif)

Face à la mainmise de Blumhouse sur l’épouvante, les indés (Ti West, Adam Wingard…) ripostent avec cette double anthologie dédiée au found-footage. Pas celui de Paranormal Activity, non, mais plutôt celui tout tremblotant et cheap du séminal Blair Witch Project (dont on retrouve les auteurs dans V/H/S 2). Comme tous les films à sketchs collectifs, il y a du bon et du moins bon. Mais le bon se révèle ici très bon comme cette teuf’ qui part en sucette (10/31/98) ou cette plongée éprouvante dans une secte étrange (Safe Heaven).

 
 

Les Yeux de Julia (Guillem Morales)

L’horreur ibérique est en pleine expansion depuis la fin des années 90. Alors que les films de fantôme et de zombies semblaient être les genres les plus populaires, Guillem Morales et Oriol Paulo écrivent le scénario d’un thriller horrifique que la mise en scène de Morales sublime, en jouant sur l’obscurité, la persistance rétinienne, tout en livrant des séquences d’horreur pure.

 
 

UPDATE

 

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It Follows (David Robert Mitchell)

Second long d’un réalisateur plus que prometteur, It Follows est une bouffée d’air frais, mêlant ambiance carpenterienne et horreur biiologique à la Cronenberg en basant son motif horrifique sur une MST traquant ceux qui la contractent en prenant la forme d’un proche ou d’un inconnu plus ou moins flippant. Une belle leçon de mise en scène et une singularité dans le paysage horrifique.

 
 

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The Witch (Robert Eggers)

Se passant à l’époque des premiers colons sur le sol nord américain, The Witch suit une famille mis au ban par les pelerins avec qui ils vivaient, se retrouvent isolés à l’orée d’un bois inquiétant, où vit une sorcière. Beau, brillament mis en scène, The Witch cultive l’ambiguité et l’insolite pour plonger son spectateur dans la parani hystérique qui envahit peu à peu les personnages.

 

Lullaby Firefly et The Vug

 
 

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